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Roland "Rahsaan" Kirk › Rip, rig & panic

7 titres - 35:09 min

  • 1/ No Tonic Pres (4:35)
  • 2/ Once in a While (4:02)
  • 3/ From Bechet, Byas and Fats (6:32)
  • 4/ Mystical Dream (2:39)
  • 5/ Rip, Rig and Panic (7:01)
  • 6/ Black Diamond (5:25)
  • 7/ Slippery, Hippery, Flippery (4:55)

enregistrement

Rudy Van Gelder Studio, New Jersey, USA, 13 janvier 1965

line up

Jaki Byard (piano), Richard Davis (contrebasse), Elvin Jones (batterie), Roland Kirk (saxophone ténor, manzello, flûte, sifflet, sirène, hautbois, castagnettes)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
hard bop > post bop

Les amateurs de jazz, les vrais, pas moi, aiment quand les artistes rendent hommage à leurs prédécesseurs. Un effet de manche que l'on retrouve par ailleurs dans tous les genres musicaux - suivez mon regard - comme si procéder de cette manière suffisait pour valider toute démarche auprès des fervents défenseurs du plus strict académisme. Un simple coup d'oeil aux titres de l'album nous fait rapidement prendre conscience que Roland Kirk joue le jeu ; deux standards ("Once in a While" et "Black Diamond") et deux originaux à l'énoncé qui ne trompent pas, "No Tonic Pres" et "From Bechet, Byas and Fats"... Seulement, comment pourrais-je m'y prendre pour vous convaincre qu'il suffit de souffler un peu sur ce vieux meuble en apparence pour que la poussière qui le recouvre s'envole ? Roland Kirk joue le jeu, d'accord, mais ne se laisse pas prendre pour autant et impose ses propres règles. C'est entendu, il faut au préalable ne pas être allergique au bop pour pouvoir apprécier ce disque, particulièrement celui-ci d'ailleurs. À ceux qu'une telle tâche ne décourage pas, je leur promets une petite demi heure iconoclaste qui s'amuse à dynamiter les évidences. Encadré de Elvin Jones et Richard Davis, Roland Kirk trouve surtout en Jaki Byard un pianiste tout aussi fauteur de trouble que lui, vous savez, de ces petites accroches qui, l'air de rien, font basculer un titre dans un autre univers, de ce genre d'intervention qui vous font comprendre que notre perception de la réalité est à la merci de n'importe quel évènement extérieur. Si ces touches sont subtiles et amusantes la plupart du temps, contrebalancées par un Roland Kirk qui multiplie plus que jamais les alliages sonores inédits et autres polyharmonies, elles ne cherchent plus à se cacher sur la plage titre ou sur "Slippery, Hippery, Flippery", où sirène, cris, dissonances en tout genre et capharnaüm rythmique précipitent l'oeuvre dans un degré de folie fondamentalement en avance sur son temps.

note       Publiée le mardi 8 novembre 2005

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chelonian dundee › jeudi 25 juin 2009 - 17:48  message privé !

le live de copenhague avec tete montolu ,et ses reprises de mood indigo... (lonehill) , peut etre plus classique mais plus impressionnant,avec celui là j'ai un probleme que je ne m'explique pas.

Note donnée au disque :       
aur › samedi 8 avril 2006 - 09:49  message privé !
Très Hard Bop en effet, et c'est pas pour me déplaire ! Curieusement, Roland n'est jamais aussi bon que lorsqu'il interprète à sa sauce, recrée les compos des autres. Ce gars là est un véritable trait d'union entre le jazz de 2 époques ! Et Jacky Byard, quel régal ! Faut aussi l'entendre au côtés de Dolphy sur "Mingus in Europe" 1964, paru sur le label ENJA. Une reprise des FAUBUS FABLES de 37 min et meditations dure 22 min, c'est y pas merveilleux !
Note donnée au disque :