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Christian Death › Deathwish

cd • 6 titres

  • 1Deathwish
  • 2Romeo's distress
  • 3Dogs
  • 4Desperate hell
  • 5Spiritual cramp
  • 6Cavity

enregistrement

Orange County Studios, USA, 1981

line up

Rikk Agnew (guitare), George Belanger (batterie), James McGearty (basse), Rozz Williams (chant)

remarques

Les six titres de 'Deathwish' sont présents en bonus sur l'édition cd de 'Only theatre of pain'.

chronique

Si vous possédez l'édition cd de 'Only theatre of pain', la lecture de cette chronique est plus ou moins inutile car les six titres de 'Deathwish' y sont inclus en bonus. De quoi s'agit-il ? Rien de moins que les premiers enregistrements de Christian death qui connaîteront tout d'abord une diffusion locale et confidentielle avant de bénéficier par la suite du succès du cultissime premier album 'Only theatre of pain' et de l'apport de Yann Farcy du label français L'Invitation Au Suicide qui lui donnera un emballage plus artistique. D'un point de vue historique, 'Deathwish' porte les germes d'un son nouveau, ce que l'on appellera par la suite deathrock (du nom de Christian death justement)...Mené par un jeune chanteur écorché vif d'à peine 17 ans, le groupe s'inscrit dans la mouvance punk mais avec des climats d'une grande noirceur et des textes torturés truffés d'interrogations mystiques sur Dieu, Satan,le paradis, l'enfer...Si trois morceaux ('Romeo's distress', 'Cavity' et 'Spiritual cramp') seront repris dans des versions de meilleure qualité sur 'Only theatre of pain', l'intérêt de ce mini me semble résider avant tout dans les trois autres chansons, d'une noirceur stupéfiante, tant dans les textes que dans les climats, à commencer par 'Deathwish', ses riffs lourds et son chant désespéré ('No one outside knows what it means to me to be set free'). Vient ensuite le non moins excellent 'Dogs' avec son beat tranquille, sa basse hypnotique et ses guitares saturées. C'est pourtant sur 'Desperate hell' que le point culminant est atteint...Bruits malsains, pleurs désespérés, orgues agonisants, cris...alors qu'en Europe, Joy Division distille un spleen gris et désenchanté, Rozz Williams, adolescent torturé devenu adulte beaucoup trop vite, plonge dans une noirceur sans retour. Lorsqu'il chante d'une voix agonisante 'Eat my flesh and drink my blood, tomorrow I'll cry, tomorrow, I'll die' un frisson parcourt l'auditeur tant la sincérité qui émane de ce chant a quelque chose d'effrayant...'Deathwish' porte donc bien son nom, véritable concentré d'humeur morbide, départ d'une géniale descente aux enfers qui conduira Rozz au suicide en 1998 et lui assurant à titre posthume une place éternelle au panthéon des artistes les plus cultes de la scène goth.

note       Publiée le mardi 1 novembre 2005

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Note moyenne        14 votes

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allobroge Envoyez un message privé àallobroge

C'est celui ci aussi mon préféré de la mort des chrétiens, un délice !

Note donnée au disque :       
Solvant Envoyez un message privé àSolvant

C'est "La fidanzata dei morti" de Alfred KUBIN.

http://randomindex.files.wordpress.com/2008/10/kubin-alfred-la-fidanzata-dei-morti1.jpg

Note donnée au disque :       
Klarinetthor Envoyez un message privé àKlarinetthor

petite requete destinée aux heureux possesseurs: est-ce que quelqu'un pourrait me dire le nom de l'illustration de Kublin présente dans le livret de l'EP originel. Et si possible trouver un lien vers elle ou au moins me décrire l'image. Merci d'avance

Diabolo-Menthe Envoyez un message privé àDiabolo-Menthe

Attention chef-d'oeuvre. Un classique dans toute discothèque et qui se réécoute régulièrement ...

bauhau5 Envoyez un message privé àbauhau5

Pour moi le must de Christian Death, le son est un peu "demo" mais justement cela rend l'album furieusement authentique