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The Beatles › Let it be

cd • 12 titres

  • 1Two of us
  • 2Dig a pony
  • 3Across the universe
  • 4I me mine
  • 5Dig it
  • 6Let it be
  • 7Maggie Mae
  • 8I've got a feeling
  • 9One after 909
  • 10The long and winding road
  • 11For you blue
  • 12Get back

enregistrement

printemps 1969

line up

George Harrison, John Lennon, Paul Mccartney, Ringo Starr

Musiciens additionnels : Billy Preston (piano électrique wurlitzer)

remarques

chronique

Styles
pop
rock

Du temps où j'étais au collège, nous faisions régulièrement des "boums", dont l'objectif pour chacun d'entre nous était, plus que de se retrouver entre amis, de pouvoir enfin "rouler une pelle" à la fille de nos rêves. Pour cela, ni la techno-pop pourrie d'"Ace of base", ni le rap métallique engagé de "Rage against the machine" ne convenaient. Non, il nous fallait des slows. Et là, parfois, entre le "Wind of change" de Scorpions et le "Né en 17 à Leidenstadt" de Frédéricks-Goldman-Jones (c'est terrible, les souvenirs), l'un d'entre nous avait la bonne idée de passer "Let it be" des Beatles. Y a pas à dire, ça le faisait bien... preuve supplémentaire, s'il en était besoin, de l'intemporalité de cette musique, qui nous aidait à réaliser nos phantasmes, et qui plus est d'une manière très concrète. Bon, revenons aux choses sérieuses. Même si les titres qui constituent "Abbey road" ont été enregistrés après ceux de "Let it be", "Let it be" est le dernier disque "officiel" des Beatles à être paru, ce qui en fait en quelque sorte le testament du groupe. Hélas, il n'a pas grand-chose à voir avec son illustre prédécesseur dans les bacs. En effet, la plupart de ces titres ont été enregistrés dans les conditions d'un live ; on est donc très loin de l'opéra-rock grandiloquent qui constituait la face B de "Abbey road". En outre, George Martin, le producteur attitré du groupe, déjà responsable de quelques expérimentations fracassantes avec ses quatre poulains en studio, s'est vu privé des bandes par un John Lennon furieux du caractère un peu trop précieux de "Abbey road". Du coup, celui-ci les a confiées à Phil Spector, producteur certes mythique, mais qui aboutit à un résultat nettement moins brillant pour cette dernière livraison. Enfin, la qualité intrinsèque des compositions est loin d'égaler, à mon avis, celle des géniales "Come together", "I want you", "Something", "Here comes the sun"... (bon, vous l'avez compris, j'aime beaucoup "Abbey road"). Et puis, sur "Let it be", il y a les intermèdes inutiles de "Dig it" ou de "Maggie Mae", ce qui finalement porte le nombre de "vraies" chansons à dix. C'est peu, surtout que parmi elles, "Two of us", "For you blue" et ses guitares hawaïennes, ou même "One after 909", qui rapproche le groupe de ses débuts, ne laissent pas de souvenirs impérissables. Restent donc quelques magnifiques titres, hélas privés de l'écrin qui auraient dû être le leur : les accents lyriques et majestueux de "The long and winding road", la ballade planante de Lennon, "Across the universe", la complainte entêtante de George Harrison, "I me mine", et enfin le fameux slow-qui-tue-la-mort de McCartney, "Let it be". Signé d'un autre nom, on eût considéré pour ces seuls titres cet album comme excellentissime, mais on est quand même en droit d'être déçu de la part des démiurges-thaumaturges de la pop, qui avaient pondu précédemment "Rubber soul", "Revolver", "Sgt. Pepper", le Double-blanc et "Abbey road", c'est-à-dire chef-d'oeuvre sur chef-d'oeuvre (le plus incroyable enchaînement de toute l'histoire du rock, si vous voulez m'en croire). C'est le fameux "Get back" qui conclut le disque. Il a été enregistré sur le toit de la maison "Apple" : une sorte de concert improvisé dans la rue en plein centre de Londres. Les passants qui ont entendu de la musique et qui ont levé les yeux, s'agglutinant bientôt en masse, ont dû se pincer pour être sûrs qu'il s'agissait bien des Beatles, là en haut - c'est-à-dire de demi-dieux. A la fin, on entend Lennon qui dit, provoquant le rire des spectateurs : "I hope we've passed our audition" (J'espère que nous avons réussi notre audition). C'est peut-être drôle. C'est en tout cas une bien triste épitaphe pour ce qui restera le plus grand groupe de rock de tous les temps.

note       Publiée le dimanche 23 octobre 2005

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notes

Note moyenne        23 votes

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nicola › aujourd'hui - 09:53 Envoyez un message privé ànicola

OK, je me doutais d'un truc de ce genre.

Nicko › aujourd'hui - 09:44 Envoyez un message privé àNicko
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@Nicola> 1970, mais l'édition que le chroniqueur a mis date de 1987

nicola › aujourd'hui - 07:29 Envoyez un message privé ànicola

Il est sorti en 1987 ou en 1970 ?

Venomesque › vendredi 26 juin 2020 - 13:00 Envoyez un message privé àVenomesque

Je comprend pas du tout cette moyenne...c'est concis, efficace, varié, inspiré...le meilleur en ce qui me concerne (ne serait-ce que pour "the long and winding road")!

Note donnée au disque :       
Ramon › jeudi 7 novembre 2013 - 21:21 Envoyez un message privé àRamon

Je plussoie, le dernier Macca est foutrement bon, hormis un titre produit par M. Ronson qui vient comme un cheveu sur la soupe, le reste est de haute, voire de très haute tenue.