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The Beatles › A hard day's night

cd | 13 titres

  • 1 A hard day's night
  • 2 I should have known better
  • 3 If I fell
  • 4 I'm happy just to dance with you
  • 5 And I love her
  • 6 Tell me why
  • 7 Can't buy me love
  • 8 Any time at all
  • 9 I'll cry instead
  • 10 Things we said today
  • 11 When I get home
  • 12 You can't do that
  • 13 I'll be back

enregistrement

été 1964

line up

George Harrison (lead guitar, voix), John Lennon (guitare rythmique, voix), Paul Mccartney (basse, voix), Ringo Starr (batterie, voix)

chronique

Styles
pop

Pourquoi autant de garçons rêvent-ils de devenir des stars du rock ? Pour pouvoir se tirer un maximum de meufs, c'est bien connu : aucune pucelle ne résisterait à un type qui ensorcelle des stades entiers avec son manche de guitare. Regardez les images d'archives de l'époque (1964), elles sont proprement hallucinantes : en Angleterre, en Australie, aux Etats-Unis... des dizaines, des centaines de milliers de jeunes oies qui hurlent et qui s'arrachent les cheveux en pleurant pendant toute la durée d'un concert. Encore aujourd'hui, ça fait peur. Dans les grands stades où ils se produisaient, avec les amplis de l'époque pas encore assez puissants, la fureur était telle que Paul, John, George et Ringo, ne s'entendaient pas jouer, que personne ne les entendait jouer d'ailleurs. Ils pouvaient faire semblant, remuaient simplement les lèvres. Quand on allait les voir, c'était pour un acte sexuel à distance ; pour les écouter, il y avait les disques. D'après certains biographes, chaque soir, à chaque étape d'une tournée, les Fab Four ramenaient quelques groupies dans leur chambre pour se distraire. On dit qu'il y eut un "Beatles baby-boom" dans les pays anglo-saxons cette année-là. Cette folie collective, elle est (en partie) évoquée dans le film "A hard day's night", dont le présent disque est la bande originale. Ce film, que j'ai pu voir, qui montre les Beatles en tournée, poursuivis par leurs fans, interrogés par des journalistes... est totalement ridicule. On comprend pourquoi John Lennon a dit, peu après sa sortie, du scénariste, Alun Owen : "ce type est une merde". Mais peu importe, l'album portant ce nom (expression détournée par Ringo pour désigner une rude journée de boulot), est lui un album à part entière, et même un vrai grand disque pop des Beatles. Tout d'abord, l'intégralité des titres est signée Lennon/McCartney. La qualité des compositions est tellement haute que ç'aurait été dommage de les dépareiller avec des standards plus anciens, aussi bons soient-ils. On sait bien que pour chaque titre, l'un ou l'autre de ces deux génies proposait l'idée de départ, et le second complétait. Il y a donc, pour chaque morceau, une prédominance d'un des deux compositeurs, que les exégètes beatlesmaniaques se plaisent souvent à souligner, pour voir quelle était la nature de l'apport respectif des deux têtes pensantes (en gros : McCartney avait un talent mélodique plus inné, parfois trop mielleux, tempéré par l'aspect plus sarcastique et corrosif des apports de Lennon). Mais ici, on ne s'en soucie pas, tant l'homogénéïté du disque est complète. En gros, toute la face A (les sept premiers morceaux), n'est composée que de tubes, tous plus connus, plus "faciles", et pourtant plus jouissifs les uns que les autres : le canon de la pop britannique classique (seuls les Kinks pourront faire aussi bien ; et encore, "Rubber soul" les surpassera). Les titres de la face B sont moins connus, mais il ne s'agit en aucun cas de remplissage : "Any time at all" est pêchue à souhait, le contraste entre couplet et refrain étant, ici comme ailleurs, un chef-d'oeuvre de subtilité et d'intelligence musicale (car la pop des Beatles est d'une suprême intelligence). "I'll cry instead" (le générique de début du film) est d'une pure beauté, dont les 1 minute et 44 secondes sont strucurées avec une précision, une justesse à tomber par terre... et ça continue jusqu'au mid-tempo "I'll be back", un titre à la fois émouvant et sobre, en mode mineur, qui conclut parfaitement le disque. Comme quoi, faire mouiller les pucelles, ça se mérite...

note       Publiée le jeudi 13 octobre 2005

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Rikkit › jeudi 30 juin 2016 - 15:09  message privé !

If I Fell...

Mon préféré de la première période, et un de mes préférés tout court.

nowyouknow › lundi 3 juin 2013 - 17:45  message privé !

J'adorais hard day's night quand j'ai découvert les beatles mais maintenant je le trouve un peu pénible. les compos de lennon sur cet album sont efficaces mais m’agacent pour la plupart même si j'adore "If I Fell" et "Hard Day's Night". Mccartney me fait plus plaisir en seulement trois morceaux. Finalement c'est "Please Please Me" que je préfère sur les quatre premiers.

Note donnée au disque :       
enslaver_666 › lundi 21 mai 2012 - 04:29  message privé !

The Beatles continuent de surfer sur la Beatlemania et poursuivent leur début de carrière fou. Des projets un peu plus ambitieux voient le jour, dont la production d’un film dans lequel les 4 Anglais jouent les rôles principaux. Cet album a servi en partie de soundtrack du film et si Lennon a éventuellement qualifié l’œuvre de mauvaise, ce n’est pas le cas de l’album. «A Hard Day’s Night» (titre très glamour pour l’époque) est à mon avis le meilleur album de la première phase de la carrière du groupe, d’abord parce que contrairement à ses deux prédécesseurs, il est entièrement bon. Oui, les Beatles ressemblent encore à un groupe de divertisseurs avec les photos bien calculés et les beaux habits. Oui, c’est encore la même recette musicale et tout tourne toujours autour de l’amour et les femmes. Par contre, on sent que les Beatles se dirigent tranquillement vers autre chose avec leur musique. Celle-ci reste très simple et courte mais gagne de la chair autour de l’os. Le tout sonne de plus en plus honnête et à l’écoute de «I’ll Be Back», nous avons l’impression que le vrai potentiel artistique des Beatles est à l’aube d’éclore (c’est plus facile à dire aujourd’hui). On a droit à un parfait mélange entre la folie de Lennon (qui chante presqu’entièrement l’album) et l’efficacité mélodique de McCartney. «A Hard Day’s Night» est clairement un monument de la pop anglaise et un album phare de la discographie des Beatles.

Note donnée au disque :       
Kid A › jeudi 21 juillet 2011 - 09:42  message privé !

Les gars portaient alors des costards-cravates, mais il ne faut pas s'y tromper : leur musique était morveuse et débraillée. Il y a ce beat mid-tempo, la charley déraisonnablement ouverte... La voix de Lennon, irrésistible, mêlant fierté et énergie rock'n'roll et sensibilité écorchée... Beaucoup de ses textes sont alors bourrées de reproches et de menaces à l'égard de la gente féminine. Y'a un grain, un enthousiasme vraiment propre à cet album, le plus homogène de toute la carrière des Beatles (si l'on saute l'incongru "And I love her"), assurément l'un des meilleurs.

mezreto › mercredi 13 juillet 2011 - 16:28  message privé !

... et à signaler aussi l'emprise de Lennon sur le groupe à ce moment-là. C'est lui qui a écrit 80% des chansons du disque.

Note donnée au disque :