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Jethro Tull › Songs from the wood

9 titres - 41:40 min

  • 1/ Songs from the Wood (4:55)
  • 2/ Jack In the Green (2:31)
  • 3/ Cup of Wonder (4:33)
  • 4/ Hunting Girl (5:12)
  • 5/ Ring Out, Solstice Bells (3:47)
  • 6/ Velvet Green (6:04)
  • 7/ The Whistler (3:30)
  • 8/ Pibroch [cap in hand] (8:35)
  • 9/ Fire at Midnight (2:33)

enregistrement

Maison Rouge Mobile Studio et Morgan Studio, Londres, Angleterre, 1976

line up

Ian Anderson (flûte, guitare acoustique, mandoline, chant), Martin Barre (guitare, luth), Barriemore Barlow (batterie, percussions, marimba, glockenspiel), John Glascock (basse, choeurs), John Evan (piano, orgue, synthétiseur), David Palmer (piano, orgue, synthétiseur)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité. Cette édition comprend deux titres bonus : "Beltane" (5:19) et une version live de "Velvet Green" (5:53) portant la durée de l'album à 52:52

chronique

Styles
folk
progressif
Styles personnels
médiéval

Si jusqu'ici vous avez pris la peine de lire de la première à la dernière ligne le contenu des chroniques que j'ai rédigé pour le compte de Jethro Tull, vous devriez d'ores et déjà savoir que "Songs from the Wood" est un bon album, du moins un bon album pour du Jethro Tull s'entend. Pour pardonner au groupe son manque de consistance, il faudrait pour bien faire prétendre que "Too Old to Rock'n'Roll : Too Young to Die !" n'a jamais existé ou fût le fruit d'un autre groupe. Car "Songs from the Wood" reprend le flambeau de ce folk prog énergique que le groupe avait célébré de manière si convaincante sur "Minstrel in the Gallery". Alors si le côté acoustique et les ambiances pseudo médiévales vous inspirent particulièrement, il ne faudrait en aucun cas que vous passiez à côté de "Songs from the Wood" puisque, à ce titre, il se veut plus aventureux encore. Si la musique de Jethro Tull possède encore la musculature du rock, on le doit surtout au travail de leur fidèle batteur, Barriemore Barlow. Martin Barre n'est pas absent pour autant, mais compte tenu des circonstances ces coups de sang sont plus contenus, majoritairement regroupés sur la première face d'ailleurs, le symphonique "Pibroch" et son final à la Enid étant la seule exception, et encore... Flûte et guitares acoustiques ont désormais le soutien de nappes de synthétiseur prodigués par John Evan et un David Palmer enfin officiellement intégré au groupe. L'ambiance reste toutefois très automnale malgré la présence très discrète des deux claviéristes précités. Paradoxalement la musique de Jethro Tull n'a jamais semblé aussi dense ; la collision d'éléments percussifs (marimba, glockenspiel) dans une écriture ouvertement plus complexe évoque plus que jamais l'ombre du gentil géant ("Cup of Wonder", "Hunting Girls", "Velvet Green", "Fire at Midnight"), et c'est finalement une bonne chose puisque cet album, au même titre que "Heavy Horses" qui lui emboîtera le pas, prendra en quelque sorte le relais des pitoyables "Missing Pieces" et "Giant for a Day".

note       Publiée le mardi 4 octobre 2005

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notes

Note moyenne        15 votes

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Aladdin_Sane › jeudi 14 juin 2018 - 12:01  message privé !

Une ambiance automnale folk qui n'oublie pas la complexité. Effectivement, le rapprochement avec Gentle Giant est pertinent. A classer dans les meilleurs crus du groupe.

Note donnée au disque :       
Ramon › dimanche 17 novembre 2013 - 12:30  message privé !

Anderson retourne se cacher dans les bois après avoir essuyé les sarcasmes des citadins de la critique punk. rien de tel que le retour aux sources de la nature pour se remettre d'aplomb et assumer son identité.

Note donnée au disque :       
Twilight › mardi 18 janvier 2011 - 00:20  message privé !
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J'aime ! Ce côté folk païen me sied à ravir. Voilà longtemps que je cherche à me mettre à Jethro Tull sans succès mais là, je suis mûr...A tant traquer le proto-doom hippie occulte, mes oreilles se sont préparées à ce genre de sons plus apaisés mais très inspirés. J'y retrouve un peu de mon cher Paul Roland aussi.

ellington › jeudi 14 janvier 2010 - 00:40  message privé !

moi aussi , je peux voir les facilités de l'écriture d'Anderson . Et la prétention , la progressive boursouflure , et le triste déclin. L'amour demeure , j'ai renoncé a expliquer ça .

Demonaz Vikernes › dimanche 15 février 2009 - 20:33  message privé !

pas accroché sur celui la par contre

Note donnée au disque :