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Jethro Tull › War child

10 titres - 39:38 min

  • 1/ War Child (4:36)
  • 2/ Queen and Country (3:00)
  • 3/ Ladies (3:18)
  • 4/ Back Door Angels (5:26)
  • 5/ Sea Lion (3:40)
  • 6/ Skating Away on the Thin Ice of the New Day (4:12)
  • 7/ Bungle in the Jungle (3:37)
  • 8/ Only Solitaire (1:39)
  • 9/ The Third Hoorah (4:51)
  • 10/ Two Fingers (5:19)

enregistrement

Morgan Studio, Londres, Angleterre, 1974

line up

Ian Anderson (flûte, guitare acoustique, saxophone soprano, chant), Martin Barre (guitare), Barriemore Barlow (batterie, percussions, vibraphone, marimba, glockenspiel), Jeffrey Hammond-Hammond (basse, choeurs), John Evan (orgue, piano, synthétiseur, accordéon)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité. Cette édition comprend pas moins de sept titres bonus : "War Child Waltz" (4:21), "Quartet" (2:44), "Paradise Steakhouse" (4:03); "Sealion 2" (3:20), "Rainbow Blues" (3:40), "Glory Row" (3:35) et "Saturation" (4:21) portant la durée de l'album à 65:42

chronique

Styles
folk
progressif
Styles personnels
hard rock

La mésaventure du Chateau d'Hérouville plombe encore de tout son poids les bottes de Ian Anderson. Son indétrônable majesté, dépité par la tournure des évènements et la virulence des critiques qui, plus que jamais, ne lui font pas de cadeau, décide de jeter l'éponge et annonce avec fracas son intention d'arrêter ! Dommage qu'il n'ait pas respecté sa parole car, très sincèrement, même si Jethro Tull aura encore quelques brefs éclairs de lucidité dans les quelques années à venir, en s'arrêtant là ils nous auraient épargné une discographie franchement décousue. Mais rare sont les artistes à avoir cessé toute activité après avoir atteint des sommets... Après tout, c'est leur problème ; apparemment l'appât du gain vaut la peine qu'on perde pour lui toute crédibilité. La plupart des titres de "War Child" découlent des sessions de "A Passion Play" et, comme celui-ci, le résultat final paraît bien décousu. Toutefois, revenir à des proportions plus humaines en nous délivrant une nouvelle collection de dix chansons au format plus modeste permettra peut-être au plus grand nombre une ingestion plus aisée. De manière générale, sur leur septième album studio, Jethro Tull durcit ses propos, aussi bien au niveau du texte que de la musique : les guitares y sont souvent plus hard sans virer métal pour autant ("Sealion", "Two Fingers"). Toutefois, ensemble de cordes et chansons folk que se partagent flûte et guitares acoustiques occupent encore et toujours le coeur de l'oeuvre ("Queen and Country", "Ladies", "Only Solitaire") mais on notera également qu'au saxophone de "A Passion Play" s'ajoute aussi désormais d'improbables interventions à l'accordéon ! "Back-Door Angels", "Skating Away on the Thin Ice of a New Day" ou "The Third Hoorah" confirment quant à eux que le degré de complexité de l'écriture de Jethro Tull, entre exigence pop et respect des traditions, tend à vouloir rivaliser avec les travaux de Gentle Giant. Une grande partie des titres bonus inclut dans la version remasterisée de 2002 l'atteste. Peine perdue...

note       Publiée le mardi 4 octobre 2005

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notes

Note moyenne        12 votes

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Ramon › dimanche 17 novembre 2013 - 12:22  message privé !

On revient aux formats "courts", mais voilà même en moins de cinq minutes on a droit à des titres dont les structures bougent et où les mélodies restent reines.

Note donnée au disque :       
Thierry Marie › mercredi 7 juillet 2010 - 11:33  message privé !

J'ai lu quelque part que Ian Anderson n'avait jamais eu l'intention d'arrêter, que ce n'était qu'une déclaration du management du groupe qui en avait été bien surpris. Et heureusement que Ian Anderson n'ait pas mis un terme à sa carrière car il a encore produit de bien belles oeuvres, pêle-mêle: "Minstrel in the Gallery", "Songs from the Wood", "Heavy Horses", "The Secret Language Of Birds", "Rupi's Dance", "Roots to Branches" et quelques autres. Et je ne vois, sur l'ensemble de son oeuvre, aucune trace de compromission de quelque ordre que ce soit. "Discographie découssue"? Non, je lui trouve une grande cohérence, mais Ian Anderson est un artiste libre qui propose ce qui recouvre ses préoccupations du moment. Quant à ce disque, s'il n'est pas l'un des plus marquants, il reste très honorable. D'un autre groupe, je lui mettrais 4 boules, mais d'un aussi grand mélodiste le jugement est un tantinet plus sévère...

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ellington › vendredi 13 mars 2009 - 09:55  message privé !

Respect pour progmonster LE chroniqueur, c'est bien comme ça que je l'entendais. Mais respect et amour eternel pour mon grand frère Ian,svp. .

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Raven › vendredi 13 mars 2009 - 00:53  message privé !
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oui, mais c'est LE chroniqueur, duke

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ellington › jeudi 12 mars 2009 - 17:56  message privé !

LE chroniqueur signale que Ian anderson était la victime de critiques féroces à cette époque là.C'est rien de le dire ( j'ai vécu l'époque ). Démonter Jethro Tull était vraiment le grand jeu chez la critique professionnelle , et comme elle était extremement puissante dans ces temps-là, ça faisait des ravages. Ce qui est dommage, c'est d'en remettre une louche 35 ans apres, avec des phrases injustes comme "apparemment l'appât du gain vaut la peine qu'on perde pour lui toute crédibilité ". Pourquoi Anderson aura-t-il du ramer toute sa vie pour avoir simplement le droit d'exister ?.A la suite de ce disque, il va en faire 4 splendides a la suite , on a le droit de ne pas les aimer bien sur , mais ce sont des oeuvres sincères qui n'ont rien a voir avec l'appat du gain. Elles sont d'autant plus sincères qu'Anderson, trés affecté par le massacre dont il est la victime , perd confiance en lui et se livre a un travail introspectif,qui transparait dans ses textes. Il faut peut-etre oublier le groupe Jethro Tull, les excès typiques des rock-bands seventies, pour découvrir un mélodiste et un parolier ( et un moraliste, ce qui agace )qui se hisse au niveau des Richard Thompson, Nick Drake ou Kevin Coyne.

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