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Fela Kuti › I.T.T.

cd | 1 titre | 24:01 min

  • 1 I.T.T. [part 1 & 2] (24:01)

enregistrement

Nigéria, 1979

line up

Nicholas Avom (batterie), Maseaswe Anam (batterie), Lekan Animashaun (saxophone baryton), Mukoro Owieh (saxophone baryton), Femi Kuti (saxophone alto), Otentoro Oluifayehun (trompette), Fesobi Olawaiye (trombone), Okelve Ojeah (guitare), Dele Osho (guitare), Mardo Martino (guitare), Tunde Brown (guitare), Clement Djalo (basse), Idowu Adewale (basse), Essiete Udoh (congas), Alele Adama (percussions), Wale Tariola (maraccas), Alake Anikulapo Kuti (choeurs), Ihase Anikulapo Kuti (choeurs), Fehintola Anikulapo Kuti (choeurs), Kevwe Anikulapo Kuti (choeurs), Fela Kuti (saxophone, claviers, chant)

remarques

Cet album a fait l'objet d'une parution cd chez Barclay en 1999 où il se voit associé à l'album "Original Suffer Head"

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
afro-beat

Bien que la grande majorité de ses membres soient de nouveaux venus, au même titre que "Unknown Soldier", l'ironique "I.T.T." est un des meilleurs enregistrements de l'Africa'70 dans ses dernières heures. Si la gravité de "Unknown Soldier" était renforcée par les ondulations plaintives du baryton Lekan Animashaun - le seul à être resté fidèle au poste - "I.T.T." est propulsé sur les rails d'une rythmique au tempo plus soutenu où les solii s'enchaînent avec égal bonheur. Fela ouvre la marche avant de laisser la place à son second, puis au trompette de la nouvelle recrue Otentoro Oluifayehun. On sent tout de suite qu'il y a plus de métier dans le souffle et dans les doigts de cet homme. C'est ensuite au tour des guitares de rejoindre le bal (Okelve Ojeah et Mardo Martino se partageant la tâche) avant que Fela ne reprenne les commandes, concluant la première partie instrumentale sur un nouveau chorus de saxophone, enrichi de quelques notes abstraites au clavier. On notera aussi au passage la première apparition de son fils, Femi. Les guitares rythmiques et les choeurs, assurées par quatre de ses épouses, maintiennent le beat et évoquent plus que jamais les exposés élastiques du parrain de la soul music. Après avoir scandé avec force le ras-le-bol causé par le pillage systématique des richesses de son sol, agrémenté des invectives des Fela singers "International Thief Thief" (pour "I.T.T.", ancienne compagnie américaine de télécommunication implantée au Nigéria et, surtout, manière détournée de viser son directeur général, Moshood Abiola, au bon service de l'occupant, ainsi que le collabo en chef, le président lui-même, Olusegun Obasanjo), le thème principal s'expose à nouveau avec un travail sur les cuivres particulièrement soigné, où l'ensemble enrichit la texture du morceau par des harmonies peu communes, à rapprocher d'un jazz franchement plus post moderne, un peu à la Mingus. "I.T.T.", ce n'est que vingt-quatre minutes de musique, mais la qualité de la performance proposée ici est définitivement à l'avenant.

note       Publiée le mardi 20 septembre 2005

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