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Beastie Boys › Check your head

cd • 20 titres

  • 1Jimmy James3:14
  • 2Funky Boss1:35
  • 3Pass the Mic4:17
  • 4Gratitude2:45
  • 5Lighten Up2:41
  • 6Finger Lickin' Good3:39
  • 7So What'cha Want3:37
  • 8The Biz vs the Nuge0:33
  • 9Time For Livin'1:48
  • 10Something's Gotta Give3:28
  • 11The Blue Nun0:32
  • 12Stand Together2:47
  • 13Pow2:13
  • 14The Maestro2:52
  • 15Groove Holmes2:33
  • 16Live at PJ's3:18
  • 17Mark on the Bus1:05
  • 18Professor Booty4:13
  • 19In 3's2:23
  • 20Namasté4:01

enregistrement

G-Son Studios, Atwater Village, Californie, USA, 1991

line up

Mike Diamond (mc, batterie), King Adrock (mc, guitares), Money Mark Ramos Nishita (claviers, orgue, synthétiseur, clavinet, wurlitzer), Adam Yauch (MC, basse, contrebasse), James Bradley, Jr. (percussions), Drew Lawrence (percussions), Art Oliva (percussions), Juanito Vazquez (percussions, conga, cuica)

remarques

chronique

"Check Your Head" poursuit la nouvelle optique entamée depuis "Paul's Boutique", mais il leur faudra tout de même trois ans avant de pouvoir s'y mettre sérieusement. Ils entament ici une longue et fructueuse collaboration avec deux personnages essentiels dans la mise en perspective de leur univers rapadélique ; il s'agit tout d'abord du producteur Mario Caldato Jr. avec lequel ils vont réaliser quelques uns des albums hip hop parmi les plus inclassables jamais réalisés. Et puis, bien sûr, le claviériste Money Mark qui, en très peu de temps, sera aux Beastie ce que Nicky Hopkins était aux Stones, à savoir un membre à part entière de la formation. "Check Your Head" ne manque pas d'atouts et parmi ses qualités les plus remarquables, il y a avant toutes choses la déconcertante facilité avec laquelle nos trois rappeurs parviennent à tirer leur épingle du jeu en s'immiscant dans une multitude de formes musicales différentes. Contrairement à ce qu'une oreille extérieure pourrait s'imaginer par crainte de s'exposer à quelque chose qui ne pourrait pas lui plaire, les albums des BBoys n'ont rien de commun avec les autres productions du genre auxquelles ils sont généralement rattachés, et sonnent rarement pour tout dire comme une défilé ininterrompu de plans hip hop éculés et bancals. Animé d'un groove indéfectible, "Check Your Head" écrit, sans avoir l'air d'y toucher, les premières pages de la lounge music à venir ("Lighten Up", "Something's Got to Give", "Namasté"), consolide le regain d'intérêt pour les bandes sons funky des films de Blaxploitation ("POW", "Groove Holmes", "In 3's") et rappele enfin à quel point ils restent attachés à leurs racines punk (les parodies débiles de "The Biz-vs-the Nuge" et"Time for Livin'"). Pour se faire, Mike Diamond, King Adrock et MCA reprennent du service derrière leurs instruments respectifs, apportant une chaleur et une vibration unique à leurs compositions, une démarche qui a sans doute inspiré un groupe comme les Roots. Un des albums essentiels des années quatre-vingt dix.

note       Publiée le samedi 27 août 2005

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notes

Note moyenne        19 votes

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vigilante › jeudi 21 mai 2020 - 12:20  message privé !

Dès le début cette technique de passation de mic a fait partie de leur carte de visite et les suivra jusq'à la fin, "together forever" ouais. C'était cool. Tu as raison en fait. Ils se sont peut être adaptés pour évoluer. Mais y avait le passif punk et cette curiosité/ energie new yorkaise/ ouverture , contrairement à d'autres.

vigilante › jeudi 21 mai 2020 - 12:19  message privé !

La goutte d'eau pour le sampling ça a été 3 feet high and rising. Et c'était tellement créatif quand c'est sorti, qu' aujourd'hui encore j'ai des étincelles dans les yeux.Pas d'accord pour RUN DMC

dimegoat › jeudi 21 mai 2020 - 12:16  message privé !

Je te rejoins sur 88-92 mais il a bien fallu s'adapter avec la fin du sampling sauvage (1992 je crois?). Check Your Head (et Ill Communication), c'est totalement réac': ils se prennent pour The Meters, Minor Threat et Run-DMC dans le même temps.

Mais on a quand même eu Hello Nasty ensuite et puis des feat. sur le dernier assez branchés (Santigold)

Note donnée au disque :       
vigilante › jeudi 21 mai 2020 - 12:10  message privé !

Paul's Boutique ils ont osé, OK. Mais en même temps, en 89/92, y avait une effervescence dans le rap qu'on ne vivra plus par la suite (ça n'engage que moi), je sais pas trop comment décrire ça avec un regard de jeune français de l'époque, c'était tellement excitant, la porte était ouverte à tout, des mecs imposaient des références de dingue pour l'avenir du mouvement...le tag explosait...Mais oui, les BB sont allés plus loin dans un mouvement musical que certains n'ont fait que scléroser en voulant se la jouer puristes, en restant bloqués sur des références qui n'ont qu'une importance relative historique aujourd'hui. Comme leurs albums.
EDIT
Après j'avoue l'évolution licence to ill --> Paul's boutique a pris tout le monde de court.

dimegoat › jeudi 21 mai 2020 - 11:56  message privé !

Les voix saturées ils en ont parfois abusé, c'est vrai et ils en ont ressorti pas mal sur Hot Sauce Committee. Cela dit, cette période 92-94 est magique, avec cette remise en question après les millions engloutis dans Paul's Boutique et cette déclaration d'indépendance créative dans leur G-Son Studio

Note donnée au disque :