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Philharmonie › Le dernier mot

7 titres - 47:41 min

  • 1/ Rondo Argentina (6:22)
  • 2/ Métamorphose (6:20)
  • 3/ Sans Réponse (5:30)
  • 4/ Bruine (6:31)
  • 5/ Le Dernier Mot (8:00)
  • 6/ Hannibal À Capoue (9:30)
  • 7/ Campanile (5:28)

enregistrement

Studio 26, Antibes, France, mars et août 1998

line up

Bernard Ros (Warr guitar), Frédéric L'Épée (guitare, piano, répétiteur numérique), Volodia Brice (batterie)

chronique

Styles
progressif
rock
Styles personnels
instrumental

"Le Dernier Mot", comme son titre l'indique, est un testament. Non pas un résumé de la carrière honnête bien qu'en demi-teinte du groupe français, mais la manifestation de son activité trépidante même aux heures les plus sombres de sa courte vie. Jusqu'ici, Philharmonie avait développé un langage fort proche de certains des projets les plus passionnants de Robert Fripp, de quoi au moins susciter l'intérêt de tous ces dévots transis. Si l'habillage est conforme, le style, lui, n'est vraiment pas le même. Les histoires que Frédéric L'Épée raconte sont autrement moins obscures que celles du guitariste anglais. Le pseudo regain d'intensité sur "Rage" nous l'a démontré sans ambages. Disons-le tout de suite ; si jamais exposer vos oreilles aux vibrations positives de la musique de Philharmonie vous tente, donnez sa chance à ce disque en priorité. Bien que le groupe ait cessé d'exister dès 1997, c'est une formation remodelée qui entre en studio et qui délivre une série de sept titres jamais ennuyeux et aux personnalités enfin franchement marquées. Avec le départ de Laurent Chalef, c'est toute la construction pyramidale à deux guitares qui doit être revue, et l'interaction entre la Warr Guitar de Bernard Ros et les parties électriques de Frédéric L'Épée affichent souvent beaucoup plus de cohésion qu'il n'y en avait autrefois. Les pièces en solitaire de "Sans Réponses" et "Bruines" sont de toutes beautés, et L'Épée de compenser l'appel du contrepoint avec un répétiteur électronique qui très vite confère à certaines de ces plages une sensation de vertige ("Métamorphose", "Hannibal à Capoue" ou la plage titre). Cet ultime album de Philharmonie tire vraiment les enseignements des productions passées, gardant leurs aspects les plus remarquables (texture et ambiance, énergie et tension), faisant de celui-ci une véritable réussite où mélancolie et urgence cohabitent enfin avec succès. Prônant le changement dans la continuité, l'aventure Philharmonie prendra un tournant encore plus affirmé avec Yang, cinq ans plus tard (le batteur Volodia Brice en faisant partie).

note       Publiée le mardi 23 août 2005

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Arno › mardi 23 août 2005 - 23:00  message privé !
Ouais, il est totalement aware Gourmet... il sait tout faire... Y a qu'à voir ses interprétations délirante dans Le Mystère de la Chambre Jaune, et poignante dans Le Fils... Et puis l'accent namurois c'est top... (Voilà, fini pour la digression)...
Slugbait › mardi 23 août 2005 - 17:07  message privé !
ah ouai, c'est meme son sosie ! Olivier Gourmet est d'ailleurs un des acteurs francophones les plus funky...
Arno › mardi 23 août 2005 - 16:15  message privé !
Hum, le gars du milieu, on dirait Olivier Gourmet...