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National Health › D.S. al coda

9 titres - 46:15 min

  • 1/ Portrait of a Shrinking Man (5:35)
  • 2/ TNTFX (3:12)
  • 3/ Black Hat (4:52)
  • 4/ I Feel a Night Coming On (6:37)
  • 5/ Arriving Twice (2:22)
  • 6/ Shining Water (8:53)
  • 7/ Tales of a Damson Knight (1:56)
  • 8/ Flanagan's People (5:18)
  • 9/ Toad of a Toad Hall (7:30)

enregistrement

Matrix Studios, Londres, Angleterre, octobre-novembre 1981

line up

John Greaves (basse), Jimmy Hastings (flûte), Phil Miller (guitare), Pip Pyle (batterie, batterie électronique), Elton Dean (saxello), Richard Sinclair (chant), Mark Stewart (claviers), Annie Whitehead (trombone), Ted Emmett (trompette), Amanda Parsons (choeurs), Barbara Gaskin (choeurs)

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
canterbury

Le 17 mai 1981, la leucémie emportait Alan Gowen. Bien qu'il réintégra le groupe durant l'année 1979, le sort de National Health fût scellé bien avant que le drame ne se produise. C'est donc à titre posthume que Miller, Greaves, Pyle et un Dave Stewart exceptionnellement de retour ont gravé ce "D.S. Al Coda", album hommage qui célèbre leur compagnon en interprétant neuf de ses compositions. Certaines d'entre elles ("TNTFX" et "Arriving Twice") avaient déjà été publiées sous la bannière de Gilgamesh. Force est d'admettre qu'elles avaient plus de relief dans leur contexte d'origine... Car un des tous grands mérites de ce disque est de montrer - bien malgré lui sans doute - les limites imposées par les circonstances. Histoire de rester fidèle à l'esprit du compositeur disparu - mais était-ce bien nécessaire ? - Dave Stewart troque son orgue Hammond pour un synthétiseur. Mauvaise idée. Cet équilibre entre les deux claviéristes qui avait fait tout le charme de plages comme "Brujo" se volatilise et National Health n'est plus qu'une pâle association sans saveur. Seuls "I Feel a Night Coming On" ou "Shining Water" pourraient sortir leur épingle du jeu. Et encore, en étant extrêmement conciliant. Mais le verdict est sans appel : cantonné à ce rôle, Stewart peine à cacher qu'il n'est pas du tout dans son élément. Comme un malheur n'arrive jamais seul, Pip Pyle a l'excellente idée de s'essayer à la batterie électronique. Même le jeu de guitare de Phil Miller semble parfois méconnaissable ! Alors, faute de mieux, on se bouscule pour tirer un dernier coup de chapeau à l'artiste : Elton Dean, Richard Sinclair et les Northettes sont là au grand complet. L'affiche, bien qu'affriolante, ne délivrera pourtant jamais ses promesses. Pareille entreprise est délicate, et si on ne peut pas mettre en défaut les compositions de Gowen, par contre on eut été en droit d'en attendre une interprétation plus passionnée de la part de ses anciens camarades qui, à la limite, donnent presque le sentiment d'être les véritables absents. Pour se faire une meilleure idée de la contribution importante du claviériste défunt au sein de National Health, je ne saurais trop vous recommander le live "Playtime" paru chez Cuneiform en 2001. Mieux vaut tard que jamais...

note       Publiée le jeudi 11 août 2005

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