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Priam › Diffraction

  • 2001 • Musea FGBG 4388.AR • 1 CD digipack

cd • 8 titres • 67:41 min

  • 1Diffraction [Open Limit]14:48
  • 2Congruatic Blvd05:43
  • 3Granito Rosa del Oeste12:53
  • 4Sensitiviris [Chrysalid Square]10:30
  • 5Stella...05:30
  • 6...in Pace07:04
  • 7Lakeside 7:30 am04:20
  • 8Feel D fract06:53

enregistrement

Elixir Studio, Mervilla, Toulouse, France, 2000

line up

Vincent Pouplard (saxophone ténor), Chris Casagrande (guitares, synthétiseur), Laurent Lacombe-Colomb (claviers), Bertrand Hulin-Bertaud (basse), Emma M. (batterie), Yannick Dams (saxophones alto, baryton et ténor), Ferdinand Doumerc (saxophone alto), Jean-Vincent Oland (clarinette), Slim Lazari (violon électrique), David Beaufour (percussions, voix), Erik Ferrigutti (percussions), Gilles Sandoz (basse), Les Choeurs de l'Université de Toulouse, Peggy Péhau (soprano), Patricia Lafon (alto), Christophe Juniet (ténor), Raphael Beau (ténor)

remarques

chronique

Styles
electro
jazz
progressif
Styles personnels
space rock > fusion

Faut croire que les gars de Priam adorent les triptyques puisque leur nouvelle réalisation - même si cela paraît nettement moins évident - est une fois de plus ségmentée en des sections bien distinctes. Le soin apporté à la conceptualisation de leurs albums témoigne du sérieux qu'ils accordent à leur tâche, celui d'un travail bien fait et réfléchi. "Diffraction" renforce chacuns des points soulevés sur "...3 distances/irregular signs...", à commencer par l'aspect planant qui ne se contente plus de disséminer ça et là quelques nappes en soutien de l'édifice. Les arrangements électroniques sont désormais parties prenantes de l'architecture, au point de l'emmener vers des contours abstraits des plus fascinants, à la lisière des genres, là où electronica et progressif pourraient enfin fusionner. Car là où le groupe fait très fort, c'est en réussissant à diversifier son propos tout en restant fidèle à sa ligne de conduite. Casagrande continue de faire rugir sa guitare, comme l'attestent "Sensitiviris [Chrysalid Square]" ou encore la plage titre, mais il semble cette fois avoir pris le pli des distances à respecter, les autres membres de Priam se retrouvant désormais face à un large boulevard pour pouvoir faire valoir leur talent. Grâce à la contribution appuyée de nombreux invités, Priam montre également une déconcertante facilité à s'adapter à toutes sortes d'approches. "...3 Distances/Irregular Signs...", bien que magistralement exécuté, ne s'écartait jamais trop d'une esthétique finalement très convenue. Sur "Diffraction", c'est autre chose. Priam a vraiment osé exposer ses formules toutes faites en dehors des sentiers battus. Et le plus génial dans tout ça, c'est que cette prise de risque s'est avérée payante. Jazz ("Congruatic Blvd"), world ("Granito Rosa del Oeste"), lithurgique ("Stella..."), electro fusion ("...in Pace"), Priam est parvenu à démontrer avec son second disque qu'il reste encore des sols vierges qui ne demandent qu'à être foulés. Au lieu de s'emmerder à ressasser la même tambouille depuis longtemps dénuée de toute saveur, nos amis toulousains ont compris que l'herbe était plus verte ailleurs. Et c'est celle-là qu'ils ont décidé de fumer.

note       Publiée le jeudi 11 août 2005

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