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Throcult › Stormbringer-conjuration of the nighthorde

9 titres - 42:56 min

  • 1/ Vortex of fire-ashes of winter
  • 2/ Blood of thy enemy
  • 3/ Order of the lunar temple
  • 4/ On demon wings
  • 5/ Through fog of war
  • 6/ Stormbringer-conjuration of the nighthorde
  • 7/ Unholy perversions
  • 8/ Star of sirius
  • 9/ Dying light from above

enregistrement

Enregistré au Flatline Audio, juin-juillet 2004 à Denver. Produit par Dave Otero et Throcult. Enregistré par Dave Otero.

line up

Nick Jackson (guitares); David Csicsely (batterie); Ivan Alcala (guitares et vocaux); Dave Borusch (basse)

chronique

Styles
metal extrême
Styles personnels
dark/black metal

Peu de temps mort dans ce déluge de riffs et de blasts d'inspiration suédoise... pire encore : groupe de death reconverti en black brutaliste, Throcult démonte ses dynamiques et ses courses aveugles de chutes rythmiques impaires et d'à-coups dissonnants; Dark Fu meeting Emperor, Setherial au pays du death metal technique. Le batteur prend son pied à suivre le moindre accent suggéré aux guitares autant qu'il s'abandonne aux raffales les plus noires; les quatre américains vénérant les accords et harmonies occultes avec le même aplomb qu'ils nous déclarent la guerre. Les structures anguleuses et la course à l'extrême brouillent les pistes mélodiques, mais c'est bien à une messe en honneur à la nuit et à ses maléfices que se livre le groupe, héritier émérite des secrets de l'art noir et des blizzards du Nord. Et Throcult va plus vite, Throcult joue plus fort, Throcult se prend la tête à faire du labyrinthe et à ourdir du riff secoué de breaks multiples autant qu'il s'évertue à doter ses assauts de mélodies puissantes et d'accords lycanthropes; le jeu à deux guitares utilisant pleinement les espaces harmoniques et jetant à la face de l'auditeur glacé des exemples effrayants de l'alliance rythmique/lead. La vitesse et les notes, la brutalité lourde confinent à la folie. Throcult secoue, malmène, te fout son pied au cul et sa main dans la gueule, mais c'est bien peu de choses que de se prendre une baffe quand le reste du corps est criblé par les balles. Technique irréprochable, production impeccable aussi lourde que brumeuse, "Stormbringer" aurait pu ménager quelques respirations afin de mieux nous prendre dans sa noire atmosphère, mais les américains ont l'air de préférer la guerre à la promenade. Là-dessus gronde Alcala, plus Nodveidt que Ihsahn et dont la gorge sombre se mêle avec bonheur au son global du groupe. La débauche d'énergie, de hargne et de violence peut avoir ses limites et Throcult n'échappe pas à l'excès dommageable, ses sauts de manche soudains et ses cassures fréquentes pouvant autant clouer que laisser circonspect. Les quatre américains, malgré une patte certaine, ne bouleverseront pas l'ordre établi du black et mettent rarement le pied en territoire nouveau. Mais ce deuxième album, après un tour de chauffe, se présente bel et bien comme une continuation réussie et moderne de ce que l'occultisme fit naître en terre de Suède, il y a dix ans tout juste. "Stormbringer" fait du bien : un alliage détonnant et d'une belle cohérence entre les nuits suédoises et les marteaux piqueurs.

note       Publiée le mercredi 10 août 2005

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Arch-Evil › jeudi 29 mars 2007 - 14:12  message privé !
Ouais, c'est du lourd! J'aime assez bien, très bon album, la technique est vraiment très très bonne, voire irréprochable. C'est cela qui fait la force du groupe. Le reste, ben ça manque un d'originalité, de profondeur, d'âme. Mais pour des ricains, on va leur pardonner. Je suis surpris de voir que Throcult mérite une chronique. C'est rare.
Note donnée au disque :       
Motaburn › lundi 29 août 2005 - 12:19  message privé !
ce truc c'est trop culte !