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Dane T.s. Hawk And His Great Mongo Dilmuns › Bøh - music to an imaginary nordic horror tale

21 titres - 53:24 min

  • 1/ Bring Me My Axe (8:13) - 2/ ... (1:11) - 3/ Breathe, Goddamn You (3:16) - 4/ ... (1:45) - 5/ I Feel Like a Mummy (2:57) - 6/ ... (1:35) - 7/ These Sounds : Even in the Haze (2:13) - 8/ ... (1:54) - 9/ Bottomless Pit (4:38) - 10/ ... (0:46) - 11/ The Cowl Man Tapping His Cane (2:15) - 12/ ... (0:52) - 13/ Mobst (2:26) - 14/ ... (2:05) - 15/ Rocking Stiff (3:26) - 16/ ... (0:52) - 17/ Fireheart (3:41) - 18/ ... (1:54) - 19/ Splitopen Geyser (2:46) - 20/ ... (1:01) - 21/ Airbrain (3:38)

enregistrement

Pakhus 11, Danemark, 9 mars 1996

line up

Kristoffer Jørgensen (saxophone alto, guimbarde), Jacob Dinesen (saxophone ténor), Christian Kyhl (saxophone baryton), Kasper Tra,berg (trompette), Esben Søvang Maaløe (trompette), Anne Søe (violon), Merete Dithmer (guitare), Henrik Kjelin (orgue), Morten Ej Nielsen (basse), Folke Friedrichsen (batterie), Peter Peter Schneidermann (guitare), Vagn Olsson (moog), Peter Ole Jørgensen (percussions), Troels Bech (samples), T.S.Høeg (chef d'orchestre, platines, saxophone alto)

remarques

chronique

Styles
jazz
progressif
Styles personnels
avant garde

Artiste de l'ombre ayant lui aussi plus d'une corde à son arc, T.S.Høeg, entre deux livres et quelques performances sax solo, parvient de temps à autres à réunir autour de lui plus d'une dizaine de musiciens sous la coupole d'un de ses nombreux laboratoires ambulants, en l'occurence ici le Great Mongo Dilmuns. "Bøh", longue pièce conceptuelle divisée en une dizaine d'actes et autant d'interludes, se retrouve sur support cd sous forme de témoignage en concert. Le public ne se fait pas entendre, et ce n'est pas plus mal. Excepté "Bring Me My Axe", longue plage en ouverture qui expose les thèmes qui seront extrapolés plus loin dans l'album, aucun titre ici ne peut être pris en défaut d'une quelconque volonté démonstrative. C'est avant tout l'instauration d'ambiances qui est privilégiée, même si celles-ci parfois trahissent un équilibre des plus précaires. Rien d'effrayant à signaler non plus à vrai dire. En digne élève de John Tchicai dont le long séjour en Scandinavie - tout comme pour Don Cherry - a du motiver quelques carrières, Høeg montre une déconcertante facilité à tirer au mieux profit des différentes forces en présence. Fastueux comme les Workshop de Mingus, avec cette pointe de modernité oblique chère à Carla Bley, le Great Mondo Dilmuns compense son manque de causticité tout relatif en déléguant ses interludes au Sofa Group 96 ; un tel partage des tâches aurait pu nous donner un album aux allures schizoïdes, mais il n'en est rien, les plages s'enchaînant sans discontinuer, sans que l'on puisse même imaginer un seul instant qu'elles proviennent en réalité de formations différentes. En définitive, de par ses choix plutôt incongrus pour une formation strictement jazz et son écriture tourmentée parfois indomptable, "Bøh" devrait séduire avant tout un public friand de musiques d'avant-garde à accointances progressives. Amateurs du "City of Mirrors" du Motor Totemist Guild, du Doctor Nerve de "Ereia" ou encore des belges de X-Legged Sally avec "Bereft of a Blissful Union", ceci est définitivement pour vous.

note       Publiée le lundi 1 août 2005

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