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Gutworm › Ruin the memory

10 titres - 38:43 min

  • 1/ What you are
  • 2/ Loveless
  • 3/ Below within
  • 4/ Obscure devotion
  • 5/ Saturate in sadness
  • 6/ Sick inside
  • 7/ Blind from truth
  • 8/ Incineration
  • 9/ Twisted
  • 10/ Reborn

enregistrement

Enregistré par Greg Chandler, Produit par Greg Candler et Gutworm. Enregistré aux Priority Recording Studios, Birmingham.

line up

Noel Davis (guitare); Wayne Minney (batterie); Neil Hudson (vocaux) ; Lee Mason (guitare); Carl Davis (basse)

chronique

Les anglais de Gutworm font dans l'énervé... le très énervé. Gratifiés d'un son tranchant et pourvus d'une technique irréprochable, les 5 gaillards affectionnent les riffs violents et hypnotiques, alignent les rythmiques calculées pour tuer avec une constance dans la hargne plutôt impressionnante. Guitares lourdes et blasts de fin du monde, vocaliste en lambeaux, le quintette britannique fait tout pour nous coller au plafond, rêvant de nous voir succomber face à tant d'énergie, de violence et de cyanure. Thrash aux amphet', esprit hardcore et jeunesse punk, la musique de Gutworm vous crache droit dans la gueule en un flot continu de gueulantes et de caisse claire, tournant ses riffs sans cesse à la vitesse du son et plongeant l'auditeur dans une apnée factice. Car le groupe a beau aligner les signes d'excellence, il ne parvient pas à dépasser le stade du premier degré et de l'assault primaire, ourdissant des riffs rythmiquement impeccables mais aux accords désespérément connotés, sans âme ni épaisseur, archétypes du metal qui veut scalper tout cru sans se préoccuper des notions d'atmosphère, d'émotion ou de surprises; une collection rapidement ennuyeuse de déflagration thrash et de brutalité; un exemple saisissant de parfait savoir faire et de manque de neurones. On comprend que le groupe fasse grand bruit dans les zines, reçoive louanges et éloges, tant la machine de guerre brille par sa mécanique. Mais ni les choeurs en harmonies, ni les quelques saillies mélodiques des guitares ne parviennent à animer cette débauche vide de sens, d'objectif véritable : car l'éradication pratiquée par Gutworm est loin de faire frémir, sinon par sa violence, ce dont on se lasse vite. Un disque brutal mais plat, violent mais sans saveur, mathématique et froid... beaucoup de bruit pour rien.

note       Publiée le dimanche 31 juillet 2005

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