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Monolithe › Monolithe 2

1 titres - 50:24 min

  • 1/ Monolithe 2 50.24

enregistrement

Enregistré par Marc Canlers au RR studio en Décembre, janvier et février 2003/2004. Mixé par Marc Canlers et Sylvain Bégot en Mars 2004.

line up

Richard Loudin (voix); Sylvain Bégot (guitares et "devices"); Kristofer Lorent (basse); Benoît Blin (guitares) - Marc Calners (sound engines); Emmanuel Mechling (accordéon)

chronique

Styles
ambient
metal extrême
doom metal
Styles personnels
voyage doom

Un album de Monolithe ça s'attend... même lors de l'écoute. L'intro forcément progressive, la lenteur définitivement immuable, la fin, qui n'arrive qu'au bout d'une heure. A l'heure où le Doom extrême devient le courant privilégié de l'excellence, les français imposent leur univers et leur démarche au sommet, continuant le travail entrepris sur le Monolithe I. Plus cosmique, plus dérangeant, plus fin et plus précis, ce deuxième colosse vient confirmer que le concept pourtant achétypique de Sylvain Bégot n'est pas qu'une simple idée, mais bel et bien une véritable vision. Le son s'est clarifié et permet des harmonies plus fines et personnelles, les évidences du premier effort sont ici remplacés par une volonté forte de trouver le chemin, d'avancer en splendeur sans bouger de son pas, de plus en plus aventureux dans les harmonies sombres comme dans les sons... un accordéon tout d'abord improbable, mais dont la texture incongrue finit par échapper au temps pour devenir l'écho d'un fatalisme ancestral, aussi inconsolable qu'ancré dans la logique du temps et des planètes depuis la nuit des âges. La voix de Richard Loudin est toujours en mercure englacé à l'azote, et tandis que les riffs tragiques et pessimistes vont leur pas penitent, les nappes et les échos elèvent leurs voix cosmiques au dessus des glaciers, au long des coups pesant et d'une lenteur pénible de la caisse claire qui frappe. Sylvain Bégot laisse parler son penchant pour les claviers nasillards, les textures du passé, il a affiné son sens de la composition et se sert désormais des audaces harmoniques pour évoluer sans cesse, créant ainsi l'attente, l'intérêt, puis la passion. Il a toujours le sens des leads cristallins qui transpercent la masse lourde des rythmiques de guitares, mais il y a ajouté des envies d'arpèges claires, d'instants plus suspendus entre deux cataclysmes. Plus triste et douloureux que le premier du nom, Monolithe II est aussi paradoxalement plus désincarné encore. Les références religieuses du piano et des accords qui portaient au mystique lors du précédent voyage ont été remplacées par une dimension spaciale et minérale plus aride et plus vaste. Ce qui nous laissait voir un ciel de nuit d'étoiles nous envoie aujourd'hui au plus sourd du cosmos, parmi les monstres atroces de puissance inconsciente que l'on appelle planètes. La mystique Monolithe cherche à s'extraire du temps; ses paysages, ses échos gigantesques, son poids de galaxie et ses plaintes pathétiques de guitares dissonantes renvoient aux origines. Monolithe le deuxième est un voyage spacial, de ceux qui vous apprennent la petitesse du monde et la grandeur du reste. En se faisant l'écho de l'énorme, du quasi immobile, de l'inerte et du sans-conscience, Monolithe nous emporte dans un lieu bien trop vaste pour que l'on y soit bien. Monolithe est énorme, et nous sommes tout petit. L'univers est énorme, et nous sommes tout petit. Plus lourd, plus oppressant, Monolithe s'affine. Il en devient plus gros, et bien plus terrifiant.

note       Publiée le dimanche 10 juillet 2005

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born to gulo › mardi 28 avril 2009 - 15:57  message privé !

huhuhu ; non, grave pas, mais de méchantes courbatures et lumbagos

M-Atom › mardi 28 avril 2009 - 15:55  message privé !

ca va, y te filent pas trop le casque tes amis humanophiles ?

Note donnée au disque :       
born to gulo › mardi 28 avril 2009 - 15:26  message privé !

non mais t'inquiète hein, mes particules ont les jambes dégourdies, et puis j'ai des amis mexicains humanophiles

M-Atom › mardi 28 avril 2009 - 15:13  message privé !

dommage, pour le coup c'était un bon accélérateur de particules...sinon dans le même style musical il y a également le dernier longing for dawn qui est vraiment tres bon. j'arrête pas d'en parler sur ce site et toujours pas de chronique: intolérable !!!

Note donnée au disque :       
born to gulo › mardi 28 avril 2009 - 13:53  message privé !

je laisse le casque audiophile aux -philes de tous bords ...