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Brigitte Fontaine › Kékéland

  • 2001 • Virgin 724381066126 • 1 CD

13 titres - 55:15 min

  • 1/ Demie clocharde (4:10)
  • 2/ Bis baby boum boum (5:07)
  • 3/ Pipeau (2:36)
  • 4/ Y'a des zazous (2:50)
  • 5/ Kékéland (3:29)
  • 6/ Je fume (4:02)
  • 7/ Je t'aime encore (3:07)
  • 8/ God's nightmare (5:31)
  • 9/ Guadalquivir (3:33)
  • 10/ Les filles d'aujourd'hui (3:35)
  • 11/ Rififi (5:55)
  • 12/ Profond (4:25)
  • 13/ NRV (6:19)

enregistrement

2001. Titres 3, 4, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13 enregistrés aux studios Gang, Paris, France. Titres 1, 5 enregistrés aux studios Mega, Paris, France. Titre 2 enregistré aux studios Ferber, Paris, France.

line up

Patrick Baudin (batterie), Jean-Eflam Bavouzet (piano), Areski Belkacem (Areski "Bokass" Belkacem) (chef d'orchestre du stéréophonique "Kékéland"), Frédéric Deville (violoncelle), Philippe Entressangle (batterie), Brigitte Fontaine (voix), Bobby Jocky (basse), Didier Malherbe, Jim O'Rourke (piano), Jean-Philippe Rykiel (piano), G. Tempia Bondat (premier violon), Marc Lemaire (second violon), J.P. Minali-Bella (alto), Oswaldo G. Nieto (guitare), Jean-Claude Vannier, Pierre Comblat, Camille Barbaz, Anna Sigalevitch (pianistes), Thierry Agnel (luth, systre)

Musiciens additionnels : Bertrand Cantat (chant), Akosh Szelevényi (instruments à vent)

remarques

chronique

Styles
chanson
electro
ovni inclassable
pop
rock
Styles personnels
chanson française

Brigitte Fontaine eut d'abord le statut d'artiste 'underground', en suite de quoi elle devint 'culte', pour accéder ensuite au statut de 'grand public', déterrée qu'elle fut par ses adorateurs d'hier, devenus eux-mêmes 'cultes' et presque 'grand public' après avoir été 'underground', comme les membres du groupe new-yorkais Sonic Youth, dont les guitares électriques saturées et déchirantes ont annoncé le grunge avec quelques années d'avance ('Daydream nation'). Tout ça pour dire qu'en 2001, peu avant la sortie de cet album, ce fut un grand battage médiatique pour nous annoncer la collaboration de la Fontaine avec Sonic Youth (donc) mais aussi avec Archie Shepp (après Lester Bowie, pourquoi pas), Noir Désir (échange de bons procédés en parallèle avec le titre 'L'Europe' sur leur dernier album), l'électro de Ginger Ale, Matthieu Chédid (là, ça devient quand même plus douteux), Les Valentins (on aurait pu s'y attendre) et Areski Belkacem (off course). On se l'arrache, la folle. Brigitte eut droit à tous les journaux, toutes les émissions de télé, et ne se priva pas d'y jouer son personnage un tantinet énervant de grande dame excentrique à moitié timbrée. Mais de toutes ces prestigieuses collaborations, que ressort-il au final ? Un disque éclaté, hétérogène, forcément ; un truc délirant aussi, sans queue ni tête, ou plutôt avec une queue à la place de la tête et vice-versa. C'est sans doute pour cela que cet album est le plus jouissif, le plus barré, le meilleur de la période "renaissance" de Brigitte Fontaine (et aussi parce que le côté pop des compositions y est redoutablement efficace). Ne cherchez pas la délicatesse, la profondeur, l'élégance du précédent opus. Ici, c'est n'importe quoi, et c'est tant mieux. Les deux titres enregistrés avec Sonic Youth, 'Demie clocharde' et 'Kékéland', outre des paroles complètement cons, sont excellents : les guitares moites et poisseuses des New-Yorkais donnent à ces chansons une atmosphère étrange et inquiétante qui transcende complètement les textes. Plus légers, deux des trois titres réalisés avec Matthieu Chédid, 'Pipeau' et 'Y'a des zazous' (reprise d'une vieille chanson des années 1940, si si), renouent clairement avec l'humour fantasque et amoral des débuts, de même que 'Bis baby boum boum', chantée en duo avec Bertrand Cantat, reprise d'une chanson initialement composée pour l'album 'les Eglantines ne sont peut-être pas formidables'. 'Je t'aime encore', dont la musique est d'un autre vieux complice, Georges Moustaki, et 'Profond', seuls intermèdes réellement 'romantiques' dans ce brillant exercice de style(s), sont de vrais moments d'émotion. 'God's nightmare' et surtout 'Rififi', distillent une ambiance nocturne et glauque. Pour ajouter encore une direction différente, Areski fait de 'Guadalquivir' une nouvelle chanson 'orientalisante'. 'NRV' conclut la chose en grand n'importe quoi : Archie Shepp y improvise au saxophone sur les scratchs de DJ Yass, avant que ne survienne une reprise du thème de 'Kékéland'. Bref, ce disque n'a aucune cohérence ? Il est superficiel ? Oui, mais il faut bien s'autoriser une petite gâterie de temps en temps.

note       Publiée le jeudi 7 juillet 2005

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docteur.justice Envoyez un message privé àdocteur.justice

c'est vraiment tres mauvais, patchwork de colaborations tendance donnent un aspect décousu a l'album, pauvre musicalement, pauvre sur les texte comme un phénomène de mode, restez a genre humain

cimetiere Envoyez un message privé àcimetiere
trés amusant et trés divertissant mais surtout excentrique
Note donnée au disque :       
Arno Envoyez un message privé àArno
"Des asticots dans l'héroïne, ça me dégoûte pour de bon... Dorénavant je bois du Gin, avec des sorbets aux marrons" Cet album est irrésitible... La chanson de Moustaki est magnifique... Ma préférence va à Rififi (géniale surtout parce que Brigitte PFFFontaine n'a jamais réussi à prononcer les "F")... Un bon moyen de découvrir Brigitte Fontaine... même... même si on est loins de la causticité des débuts...
Note donnée au disque :