Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesVVive Le Rouge › Cent tas d'arêtes

Vive Le Rouge › Cent tas d'arêtes

3 titres - 44:39 min

  • 1/ Wagons Lits (12:29)
  • 2/ Pelouse (14:44)
  • 3/ Les Mains Rousses (17:26)

enregistrement

Cherbourg, France, août 2004

line up

François Schulz (guitare, batterie, machines, accordéon, chant), Thomas Roquier (guitare, clarinette, glockenspiel, melodica, chant), Julien Lefeuvre (basse, guitare, synthétiseur, castagnettes, chant), Josselin Liot (batterie, percussions, melodica, glockenspiel), Anne Fleury (chant, accordéon), François Belhomme (saxophone, accordéon, chant)

remarques

chronique

Styles
rock
pop
ovni inclassable
Styles personnels
orchestre rock hybride

Finalement, y a quand même moyen de faire de formidables découvertes par le biais des promos. Voici en effet un groupe bien atypique comme je les aime, des saltimbanques de l’anarchie organisée qui feraient honneur à l’histoire de Débile Menthol et Etron Fou Leloublan réunis. Le collectif Vive Le Rouge vient de Cherbourg et s'inscrivent donc d'emblée dans cette tradition décidément bien francophile du dadaïsme musical. Albert, mon cher Albert, tu n'es plus seul ! Parmi la quantité faramineuse de groupes contemporains à s’essayer également à des formes nouvelles et élastiques (les titres s'étalent tout de même entre douze et dix-sept minutes), on citera leurs compatriotes de Malade de Souci. Mais ces derniers sont bien plus extrêmes, et bien moins mélodieux. Si Vive Le Rouge avait été plus punk dans l’attitude, on aurait pu prendre "Cent Tas d’Arêtes" pour le nouveau disque du Singe Blanc, après une exposition prolongée au catalogue discographique de Tortoise et de Thinking Plage, et non pas Ui. Et pour terminer de vous brosser le portrait de ces agitateurs juvéniles, on évoquera aussi peut-être le collectif américain Dufus avec lequel ils partagent une assise à dominante acoustique (guitare, ocarina, xylophone et beaucoup d'accordéon). Toutes ces références mises à part, Vive Le Rouge développe son propre mode d’expression, fait d'atmosphères nuancées au milieu d'un véritable bordel organisé, et de mélodies - je le répète - même si légèrement biaisées. Juxtaposées à leur fascination avérée pour toute forme de dissonances, celles-ci se font à la fois troubles et surréalistes, enfantines aussi, et peut-être surtout terriblement ludique. Au bout du compte, "Cent Tas d’Arêtes" ressemble à un travail de fin d’année réalisé par une bande de morveux qui n'ont qu'une seule envie : celle de signifier très clairement à leur instit qu’ils n'ont de leçons à recevoir de personne. Une des excellentes surprise de l'année 2005. Qu’on se le dise !

note       Publiée le samedi 2 juillet 2005

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "Cent tas d'arêtes".

notes

Note moyenne        4 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Cent tas d'arêtes".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Cent tas d'arêtes".

Klarinetthor › dimanche 8 février 2015 - 17:44  message privé !
Note donnée au disque :       
Procrastin › dimanche 8 février 2015 - 16:37  message privé !

Héhé, c'est pas dans mes habitudes mais comme à chaque fois que je me le remets j'ai l'impression de me retrouver propulsé à 7 ans dans un truc psyché as fuck comme Paprika ou El Topo...Du coup j'avoue que ça me pousse au racolage actif. Cette espèce de naïveté pure et cruelle de l'enfance, enrobée dans des couleurs d'adultes contemplant l'absurdité du monde pour en regurgiter un portrait aigre-doux...Quelque part, juste dans la sensation, j'y vois aussi du Kemialliset Ystavat avec une euphorie qui y tiens plus de l'hysterie maniaco-dépressive, le pendant nocturne et terrien en quelque sorte.

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › dimanche 8 février 2015 - 13:14  message privé !
avatar

Ah ben tout pareil, je vois que l'ami Procrastin fait du zèle ! Faut que j'y reviendre. Je pense aussi à Miasma & The Carousel en moins baroque et plus bourré.

Dioneo › samedi 7 février 2015 - 16:50  message privé !
avatar

Bel OVNI, disais-je, dont je n'aurais jamais découvert l'existence si le camarade Procrastin n'avait attiré mon attention (et comment) dessus ! Merci encore à lui et à Proggy donc... Pour ceux qui auraient croché aussi bien à Mesdames qu'à Radikal Satan, qui apprécieraient Thinking Plague et en imagineraient bien une version "chorale et orchestre sous crus du terroir/buvard"... Ça mérite bien plus qu'un distrait coup d'oreille ! Des chances que les gens qui trippent sur Uz Jsme Doma, Plastic People of the Universe et autres proggueries in opposition/Buckmusics (™) de l'Est tombent direct dedans ; voire que ça cause à quelques fans de bizarreries niponnes barrées-psyché-zheul-acidifiées-acidulées. Ça fait beaucoup et c'est pas forcément facile à se figurer, je sais mais... C'est ça aussi qui est bon, en l'espèce.

Procrastin › lundi 30 mai 2011 - 01:07  message privé !

Putain de bijou injustement méconnu, dommage c'est fini.

Note donnée au disque :