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The Axis Of Perdition › Deleted scenes from the transition hospital

  • 2005 • Code666 code027 • 1 CD

cd • 8 titres

  • 1Deleted scenes 1 : in the hallway of crawling
  • 2The elevator beneath the valve
  • 3Pendulum (second incarceration)
  • 4Isolation cubicle 312
  • 5Entangled in mannequin limbs
  • 6This, then, is paradise ?
  • 7One day you will understand why
  • 8Deleted scenes 2 : in the gauze : womb of the god becoming

line up

Brooke johnson (chant, guitare jazz, ambient), Michael Blenkarn (guitares, clavier, piano), Ian Fewick (basse).

remarques

chronique

Glauque, super glauque, archi glauque même, voilà le bon qualificatif pour résumer plus que ce disque, l'entité que représente Axis Of Perdition. Certes, mais du coup, voilà un bien disque à ne pas mettre entre toutes les mains. Ce projet on ne peut plus experimental évolue dans un style unique, inimitable, alliant indus, ambient et parties metal extrême "déstructurées". L'album s'écoute tel une BO de film (qui a dit silent Hill ?), à s'enfiler bien allongé dans un lit, le genre de disque demandant un investissement total de la part de l'auditeur. si ce dernier fait cet effort, il pourra alors peut-être se surprendre à sursauter aux explosions metal, uniques, transcendées par ce chant death surpuissant et fantomatique, à s'angoisser de ces bruits typiquement indus évoquants un futur décadent, dévasté et sans espoir, à cauchemarder lors des breaks ambients (excellente idée que d'inclure cette partie typiquement jazz, du genre tourne disque pété post apocalyptique)... Jamais un riff n'est répété, la musique d'Axis Of Perdition est tout sauf formaté. Elle malmène l'auditeur, le balance dans son hachoir à sonorités metalliques (au sens premier du terme), l'attaque à coup d'ambiances fantasmagoriques (aah ces cris désespérés), bref sur le plan de l'ambiance, c'est on ne peut plus réussi... Seulement, le problème, c'est cette difficulté d'accès. Un peu à la BAN "vous êtes trop con pour comprendre" par moment : les breaks et interludes indus durent bien trop longtemps pour le metalleux, et les passages metal gênent l'amateur de musique martiale et hypnotique.. Le cul entre deux chaises quoi. Pourtant, il faut bien avouer que les styles se marient très bien ici et que les transitions ne choquent pas plus que cela. A la fois si riche et inventif, ce duo se referme tellement sur sa volonté de créer une ambiance d'hopital désaffecté qu'il en oublie presque l'auditeur... Bien difficile est l'écoute intégrale de ce disque par exemple... Un disque angoissant certes, je le répète une véritable BO réussie d'un film d'ambiance glauque, mais aussi un disque qui perd très vite l'auditeur. Et l'effort que l'écoute de ce "Deleted scenes from the transition hospital" demande risque bien d'être une immense barrière pour beaucoup. A vous de voir, quoi qu'il en soit ce disque comme ses prédécesseurs en vaut la chandelle question émotion... Et çà ce n'est pas donné à tout le monde.

note       Publiée le jeudi 23 juin 2005

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notes

Note moyenne        14 votes

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michel rocard › vendredi 30 mai 2008 - 23:03  message privé !
Tiens j'ai pas laissé de commentaire sur celui ci, j'aurais jurai. Bon pas envie d'en faire des tonnes, la meilleure contrepartie à BAN. Ca sent trop le crime italien au couteau qui te pend au nez en pleine nuit dans une rue sombe, froide et classieuse.
Note donnée au disque :       
Axis › dimanche 25 mai 2008 - 01:27  message privé !
Je ne possede malheureusement pas encore l'album mais j'ai entendu quelques morceaux, j'adhere totalement a la démarche, et comme le dit Juj la boite a rythmes est tres judicieusement utilisée,le rendu 'urban explo' sied a merveille et colle vraiment a la musique du groupe (d'ailleurs le groupe fait partie d'un collectif d'Urbex et ca se sent que c'est plus qu'un skin collé pour donner un genre, c'est une passion).Ichneumon method a l'air tout aussi dément et oppressant.
Theyoungod › mercredi 20 février 2008 - 19:00  message privé !
Il est vrai que cet album manque quelque peu de structuration, il est vrai également qu'on a l'impression d'entendre la même chose d'une piste à l'autre mais bon sang, quelle claque quand même! Deleted scenes from the transition hospital fait parti de ce genre d'album qu'on ne peut apprécier qu'en s'y plongeant totalement dedans ce qui reviendrait ici à piquer une tête dans un bain d'acide sulfurique. Il règne au travers des 8 pistes une ambiance extrêmement glauque, plus que ça c'est dans l'horreur et la folie démentielle que nous emmène les 3 compères. L'apparente disharmonie, le tempo variable parfois à la limite du doom et la voix explosive de Brooke johnson dépassent le cadre étriqué de la mélodie pour se faire subsister que la démence (qui justifie d'ailleurs l'absence de réel chant). Ajoutez à ça une ambiance digne d'un Painkiller (le jeux) et vous obtenez un truc encore plus extrême que Khanate. A consommer cependant à petite dose pour ne pas risquer l'indigestion.
juj › mercredi 30 mai 2007 - 00:27  message privé !
ben moi je la trouve fort sympathique cette BàR, très anglaise, très early indus metal, très early godflesh pour tout dire ; bien déclarative, alors qu'en général ailleurs ce n'est pas une qualité pour moi ; à part ça, disque sournois, qui commence en grumeau blut/spektr/thorns-ien, pour prendre au fur et à mesure sa propre ambiance, subtile, grâce beaucoup comme le note le vérolé à cette voix spectrale, funeral doom en encore plus nazgûlique ; prochain album tout bientôt, à surveiller
Nokturnus › jeudi 5 avril 2007 - 19:25  message privé !
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Putain... Mais c'est quoi cette boîte à rythme IGNOBLE... Ils lui font faire du blast beat à tout và avec des cassures incessantes et au lieu de creer un malaise, ça donne mal à la tête plus qu'autre chose à cause d'un son particulièrement atroce et une mise en avant trop prononcée. C'est dommage parce que dans l'ensemble l'atmosphère glauque, sombre et dérangée est plûtot présente mais cette boîte à rythme est une véritable faute de gout... Une horreur qui fait du mal à un ensemble qui aurait pu se révéler excellent...
Note donnée au disque :