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Bacamarte › Depois do fim

cd | 8 titres

  • 1 UFO [6:30]
  • 2 Smog Alado [4:15]
  • 3 Miragem [4:58]
  • 4 Passaro de Luz [2:37]
  • 5 Caño [2:03]
  • 6 Ultimo Entardecer [9:33]
  • 7 Controversia [2:01]
  • 8 Depois do Fim [6:35]

enregistrement

Sono-Viso Studio, Brésil, 1983

line up

Jane Duboc (chant), Márcus Moura (flûte, accordéon), Mario Neto (guitares), Mr. Paul (percussions), Delto Simas (basses), Marco Verissimo (batterie), Sergio Villarim (claviers)

remarques

Comme c'est souvent le cas, l'édition cd comprend un titre bonus, "Mirante das Estrelas", extrait de l'album suivant et dont le parti pris pour des parties de batterie électronique rend le propos indigeste mais aussi inadéquat. Avec ses quelques six minutes, il porte la durée du disque à 44:46.

chronique

Au Brésil aussi le progressif a fait des dégâts. Mais au lieu d'éplucher en long et en large tous les débordements de ce genre contesté, je préfère m'arrêter sur Bacamarte, un groupe à qui l'on doit sans doute le disque progressif brésilien le plus fidèle à l'esprit de ce courant musical controversé. Au gré des titres qui défilent, plusieurs observations peuvent être faites ; tout d'abord, Mario Neto, le guitariste, est l'incontestable pierre d'achoppement de ce septet. Quand il empoigne l'acoustique, son jeu est d'un clacissisme élégant teinté d'influences latines indéniables. Quand c'est l'électrique qu'il chatouille de ses doigts agiles, il s'en dégage une parfaite maîtrise dont le seul pendant viable de ce côté-ci de l'Atlantique est incarné par personne d'autre que Steve Howe. On peut encore y greffer une très légère teinte de blues, juste assez en tout cas pour faire toute la différence. L'autre constatation qui ressort de l'écoute de "Depois do Fim", c'est que son atmosphère globale nous renvoit quant à elle plus volontiers du côté du Genesis classique ; les parties de basse particulièrement, rondes et en retrait, l'omniprésence d'une flûte, et puis le clavier aussi, plus pour la parcimonie avec laquelle il est utilisé que pour sa sonorité propre auquel cas il faudrait plutôt lorgner du côté du progressif italien. A ce titre, Locanda Delle Fate semble être un bon élément de comparaison, sauf que le chant est pris en charge ici par une femme. Dans un tel contexte, c'est encore et toujours Annie Haslam (Renaissance) à qui on aimerait faire référence, or rien ne serait plus faux ; son timbre de voix s'en éloignant singulièrement, sans parler de ses capacités techniques limitées. Cela ne les empêche pas de réaliser de bien belles choses, comme le tendre "Passaro de Luz". Bien que nous soyons en 1983, Bacamarte fait donc le choix de cultiver une esthétique que certains trouveront désuète, mais conforme à un état d'esprit à même de régaler tous les amateurs passionnés.

note       Publiée le mercredi 22 juin 2005

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Chris › lundi 27 juin 2005 - 21:06  message privé !
avatar
Hé hé !
Arno › jeudi 23 juin 2005 - 06:15  message privé !
Héhé, j'aime bien quand le Proggy nous joue son petit martyre... "ce genre controversé" ? Par qui ? Les Inrocks ?...