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Luciano Berio (1925-2003) › Recital I for Cathy / Folk songs / 3 songs by Kurt Weill

23 titres - 64:35 min

  • RECITAL I FOR CATHY (33:29) - 1/ Se i languidi miei sguardi (Monteverdi) (2:01) - 2/ Amor, dov'é la fé (Monteverdi) (1:06) - 3/ "ah ! he hadn't been there before..." (1:27) - 4/ "clarinet that's the sound that's been haunting me..." (10:02) - 5/ Avendo gran desio (Berio-da Lentini) (4:19) - 6/ "Who hasn't taken a piece out of my life ?" (3:38) - 7/ Musician Exchange : "these 5 men..." (2:20) - 8/ Excerpts : Mahler, Delibes, Rossini, etc. (6:20) - 9/ Calmo e lontano : "libera nos" (2:12) - FOLK SONGS (20:38) - 10/ Black is the colour... (USA) (2:35) - 11/ I wonder as I wander... (USA) (1:50) - 12/ Loosin yelav... (Armenia) (2:19) - 13/ Rossignolet du bois (France) (1:29) - 14/ A la femminisca (Sicily) (1:49) - 15/ La donna ideale (Italy) (1:13) - 16/ Ballo (Italy) (1:31) - 17/ Motettu de tristura (Sardinia) (1:27) - 18/ Malurous qu'o uno fenno (France) (0:56) - 19/ Lo fiolairé (France) (2:39) - 20/ Azerbaidjan Love Song (USSR) (2:36) - 3 SONGS BY KURT WEILL (10:14) - 21/ Song of sexual slavery (2:18) - 22/ Le grand Lustucru (2:41) - 23/ Surabaya Johnny (5:10)

enregistrement

"Recital I for Cathy" : EMI Studios, Londres, Angleterre, du 19 au 25 septembre 1972. "Folk songs" et "3 songs by Kurt Weill" : Webster Hall, New-York, Etats-Unis, les 21 et 23 décembre 1968.

line up

Cathy Berberian (voix : mezzo-soprano). "Recital I for Cathy" : London Sinfonietta, Luciano Berio (direction). "Folk songs" et "3 songs by Kurt Weill" : Juilliard Ensemble, Luciano Berio (direction).

remarques

chronique

Styles
musique classique
contemporain
Styles personnels
contemporain/théâtre musical décadent

On assimile souvent Berio à un compositeur de musique sérielle parce qu'il s'est très tôt passionné pour cette conception, et parce qu'il a beaucoup côtoyé à Darmstadt, en tant qu'enseignant, ses collègues de la même génération (Boulez, Nono, Stockhausen). Or, les recherches du compositeur italien vont bien au-delà. Outre la mémorable suite des Sequenze, qui, tout au long de sa carrière, l'a vu explorer les possibilités les plus extrêmes de différents instruments ; il a aussi cherché, comme son compatriote Maderna, à exploiter des références passées de l'histoire de la musique pour en fournir une révision conceptualisée, mais aussi et surtout explosée et délirante. Laborinthus en portait déjà le témoignage. "Recital I for Cathy", plus drôle, plus ironique, lorgne davantage du côté du théâtre et de l'opéra. Spécialement écrit, comme d'autres oeuvres de Berio, pour son épouse de l'époque, la cantatrice américaine Cathy Berberian, il s'agit d'une sorte de happening musical (très à la mode alors), qui débute comme un récital classique (enchaînement de grands airs du répertoire), avec deux très beaux extraits de l'oeuvre de Monteverdi. Puis la cantatrice s'arrête de chanter et se met à se lamenter sur ses problèmes personnels, puis poursuit dans un long soliloque complètement absurde et loufoque, en Anglais, mais aussi parfois en d'autres langues, entrecoupé par de nombreux fragments d'oeuvres plus ou moins célèbres (on peut s'amuser à repérer Verdi, Purcell, Bizet, Ravel, Mahler, Bach...). Les musiciens de l'orchestre qui l'accompagne s'amusent à échanger leurs instruments, au grand dam de la chanteuse. La pièce se termine sur une étrange psalmodie, très monotone, histoire d'offrir un contraste saisissant avec ce qui précède. Les deux "vrais" récitals qui complètent ce disque célèbre sont loins d'être anecdotiques. Le recueil "Folk songs" est l'arrangement par Berio de chants populaires provenant de plusieurs pays. C'est un petit bijou de finesse orchestrale et de volupté mélodique. Les morceaux provenant du répertoire américain, arménien et azéri sont particulièrement touchants. Quant aux trois chansons de Kurt Weill, ré-arrangées par Berio et traduites par Cathy Berberian, pour deux d'entre elles, d'Allemand en Anglais, c'est là aussi savoureux. Il ne s'agit pas d'extraits de "L'opéra de quat' sous" ou de "Mahagonny" mais d'oeuvres beaucoup moins connues. On comprend immédiatement ce qui séduit Berio chez le compositeur allemand : c'est l'humour grinçant associé à cette sorte de bonne humeur un peu amorale et décadente, faite pour choquer le bourgeois de l'époque. Ha... ces lamentations ("There's no escape from sexual slavery"), ces chansons d'amour de cabaret ("Surabaya Johnny") et surtout l'inénarable extrait d'une comédie musicale de Fernay et Deval (chantée dans un Français parfait, s'il vous plaît) : une comptine pour enfant où un croquemitaine est campé par le personnage du "grand Lustucru". Que du bonheur.

note       Publiée le lundi 13 juin 2005

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darkmagus Envoyez un message privé àdarkmagus

les folk songs sont des petites merveilles, je les possède dans une autre édition, (Riccardo Chailly chez Decca), avec une « Formazioni » riche de couleurs et de fulgurances, et la très foisonnante et très surprenante « Sinfonia ». Rien d’hermétique là dedans, que du bonheur.

empreznor Envoyez un message privé àempreznor

Effectivement ce sont les folk songs qui sont indiscutablement superbes sur ce disque. Les chansons de Kurt Weil valent le coup aussi. En revanche le recital est plus dur d'acces malgré les "samples" qui font sourire (j'en ai pas reconnu la moitié mais bon)

Note donnée au disque :       
Slugbait Envoyez un message privé àSlugbait
je ne donnerais mon avis que sur ce que je connais: Folk Songs est merveilleux.