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Archie Shepp › Kwanza

5 titres - 41:42 min

  • 1/ Back Back (5:50)
  • 2/ Spoo Pee Doo (2:39)
  • 3/ New Africa (12:53)
  • 4/ Slow Drag (10:16)
  • 5/ Bakai (10:04)

enregistrement

National Recordings Studio et RCA Studios, USA, 1968-1969

line up

Martin Banks (trompette), Walter Booker (basse), Dave Burrell (orgue), Joe Chambers (batterie), Charles Davis (saxophone baryton), Beaver Harris (batterie), Robin Kenyatta (flûte), Grachan Moncur Iii (trombone), Jimmy Owens (trompette), Bernard Purdie (Pretty Purdie) ( batterie), Woody Shaw (trompette), Archie Shepp (saxophone ténor), James Spaulding (saxophone alto), Leon Thomas (chant), Doris Troy (chœurs), Cedar Walton (piano), Wilbur Ware (contrebasse), Matthew Gee (trombone), Cecil Payne (saxophone baryton), C.Sharpe (saxophone alto), Wally Richardson (guitare), Bob Bushnell (basse), Tasha Thomas (choeurs)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
free jazz

Constitués de sessions intercalées entre "The Way Ahead" et les séances parisiennes de 1969, "Kwanza" est un recueil de titres publiés avec près de six années de retard sur les enregistrements d'origines et qui ont tout l'air de venir mettre un terme au long mariage de raison qui liait encore Archie Shepp au label de Bob Thiele. Difficile dans ces conditions d'essayer de tirer un portrait général d'un disque dont la nature même est disparate. La liste impressionnante de musiciens conviés aux quatre sessions réunies ici ne devraient pas pour autant vous induire en erreur. En réalité, Archie Shepp évolue rarement avec plus de neuf musiciens par titre, et ce même si le jeu des chaises musicales ne porte pas plus que cela à conséquence. Inutile donc de venir chercher sur "Kwanza" les grandes orchestrations qui, de "Things Have Got to Change" à "The Cry of My People", avaient pavé les derniers mètres de route du saxophoniste pour le compte d'Impulse! On peut dire que l'album commence vraiment avec "New Africa ; c'est en effet la deuxième fois que Grachan Moncur III soumet au saxophoniste l'une de ses propres compositions (c'était déjà le cas pour "The Way Ahead" avec "Frankenstein"). Sans surprise, c'est à nouveau la pièce majeure du disque. Mais de manière générale, on retiendra surtout que ce "Kwanza" se fait gentiment violence au gré de quelques interventions habitées du ténor, le tout restant néanmoins solidement ancré dans un moule post bop ("Back Back", "Slow Drag") et modal ("Bakai", comme parent pauvre de "Basheer" ?) auquel Archie Shepp ne se frotta qu'à quelques timides occasions de par le passé. Chronologiquement parlant donc, il s'inscrit bel et bien dans la continuité d'albums tels que "The Magic of Ju-Ju" ou "The Way Ahead", bien que son côté moins radicalement avant gardiste, renforcé ici aussi par l'omniprésence d'un piano, le réduise au seul rang de curiosité. Le chaînon manquant avant son envol pour les terres africaines.

note       Publiée le lundi 6 juin 2005

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SEN › vendredi 18 octobre 2013 - 20:10  message privé !

Le titre "New Africa" est une putain de grosse tuerie quand même !