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Archie Shepp › Things have got to change

3 titres - 37:42 min

  • 1/ Money Blues, part 1 to 3 (18:20)
  • 2/ Dr.King, the Peaceful Warrior (2:29)
  • 3/ Things Have Got to Change (16:53)

enregistrement

Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 17 mai 1971

line up

Ollie Anderson (percussions), Dave Burrell (piano électrique), Roy Burrowes (trompette), Billy Butler (guitare), Ted Daniels (trompette), Romulus Franceschini (électronique), Charles Greenlee (trombone), Beaver Harris (batterie), Leroy Jenkins (violon), Howard Johnson (saxophone baryton), Grachan Moncur Iii (trombone), Calo Scott (percussions, violoncelle), Archie Shepp (saxophone ténor et soprano), James Spaulding (saxophone alto, piccolo), David Spinozza (guitare), Joe Lee Wilson (chant), Roland Wilson (batterie), Juma Sutan (percussions), Hetty Fox (percussions), Claudette Brown (choeurs), Anita Branham (choeurs), Barbara Parsons (choeurs), Ernestina Parsons (choeurs), Jody Shayne (choeurs), Anita Shepp (choeurs), Johnny Shepp (choeurs), Sharon Shepp (choeurs), Donald F.Cooper (électronique)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz > avant garde

Archie en a gros sur la patate. Archie fait la gueule. Archie des barres si je puis dire... Son détour par l'Afrique, puis l'Europe, a grandit Archie Shepp au-delà de toute espérance. Il a enfin été au contact direct de la terre de ces ancêtres, et c'est bourré d'images, de souvenirs et d'émotions que l'homme s'emploie désormais à démultiplier les sessions pour mettre à plat ces diverses sensations. Ce qui autrefois était une aspiration teintée d'idéalisme est aujourd'hui une conviction, forte, enrichie par l'expérience du vécu. Entre ces voyages de part et d'autre de l'Atlantique, Shepp admet que rien ne sera désormais comme avant. Les choses doivent changer, c'est sûr, mais quoi exactement et comment ? Sa musique ne pourra plus être la même, elle ne l'est déjà plus. En revenant sur Impulse!, le saxophoniste entame une série de disques à l'extrême opulence qui auraient de quoi faire rougir de honte Pharoah Sanders ou renvoyer purement et simplement Sun Ra à ses études cosmologiques. "Things Have Got to Change" est le premier d'entre eux. Son dessein est alors de réunir le caractère poignant du blues à l'irrévérencieuse jubilation d'un orchestre de parade revenant d'un enterrement. "The Magic of Ju-Ju" fût une ébauche, son concert au festival d'Alger, le réel déclencheur, et "Black Gipsy", la première mise en pratique de cette nouvelle profession de foi. Mais comment comparer le bruit de neuf musiciens à celui d'une trentaine ? "Things Have Got to Change" étonne en bien des points, mais demeure avant tout un vrai bonheur car il nous permet d'entendre un artiste qui se réalise enfin pleinement et qui, en quelque sorte, finit par accomplir son rêve. Il n'est plus question de savoir si c'est du free ou non. Il s'agit de musique. Et ce disque en est une des plus belles célébrations, Shepp réussissant à y injecter tous les éléments qui ont toujours participé à sa démarche ; tradition, histoire et avant garde, dont la curiosité l'amènera même jusqu'à utiliser des effets électroniques vraiment stupéfiants sur sa plage titre. Excellent !

note       Publiée le lundi 6 juin 2005

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CeluiDuDehors › samedi 17 mars 2007 - 11:23  message privé !
Ca s'achète où ça??????