Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesSArchie Shepp › Live in San Francisco

Archie Shepp › Live in San Francisco

6 titres - 33:43 min

  • 1/ Keep Your Heart Right (1:15)
  • 2/ Lady Sings the Blues (7:32)
  • 3/ Sylvia (5:35)
  • 4/ The Wedding Shepp (2:52)
  • 5/ Wherever June Bugs Go (10:25)
  • 6/ In a Sentimental Mood (6:14)

enregistrement

Both/And Club, San Francisco, USA, 19 février 1966

line up

Beaver Harris (batterie), Roswell Rudd (trombone), Archie Shepp (saxophone ténor, piano, chant), Lewis Worrell (contrebasse), Donald Garrett (contrebasse)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

La double affiche qu'il partagea avec John Coltrane au festival de Newport a conféré à Archie Shepp un statut que jusque là il peina à acquérir. C'est presque contraint et forcé que Bob Thiele lui ouvrit les portes de son studio, parrainé par la pierre angulaire John Coltrane sans qui rien de tout cela ne serait arrivé. La "New Thing", cette appelation emblématique qui ornait le dos de toutes leurs publications, allait enfin pouvoir signifier autre chose qu'une simple et bête marque de fabrique bassement mercantile. S'il nous est à nouveau donné l'occasion d'entendre Archie Shepp brûler les planches, il le fait cette fois dans un cadre plus familier, ne renouvellant pas la formation inédite du festival précité (en partenariat avec, jugez plutôt, Barre Philips, Joe Chambers et Bobby Hutcherson !). Sur ce "Live in San Francisco", si généreux qu'il ne fût pas possible d'y inclure l'intégralité de leur performance, il retrouve son quintette classique ; l'impérial, voire indispensable, Roswell Rudd au trombone, et sa paire de contrebassistes, Donald Garrett et Lewis Worrell, faisant plus que soutenir Beaver Harris derrière ses fûts. Toute la palette d'émotion généralement prises à bras le corps par Shepp est contenue dans ce témoignage ; du blues passionné ("The Lady Sings the Blues", "Sylvia" qu'il joue au piano) au respect des traditions (sa version de "In a Sentimental Mood"), des coups de sang émancipateur du free ("Wherever June Bugs Go") à son sens inné de la dramaturgie (le poème récité de "The Wedding"). On retrouve tout cela, dans chacun de ses titres, et de titres en titres, dans un profond sentiment d'authenticité. Je vous recommande toutefois de jeter votre dévolu sur l'édition européenne qui comprend deux titres supplémentaires ne pouvant pas figurer sur la publication d'origine, dont un "Three for a Quarter, One for a Dime" dont la longueur - plus d'une demi-heure à elle seule ! - lui donne carrément des airs d'anthologie...

note       Publiée le lundi 6 juin 2005

partagez 'Live in San Francisco' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "Live in San Francisco"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "Live in San Francisco".

ajoutez une note sur : "Live in San Francisco"

Note moyenne :        6 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "Live in San Francisco".

ajoutez un commentaire sur : "Live in San Francisco"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "Live in San Francisco".

Tallis › mercredi 19 septembre 2007 - 20:36  message privé !
L'association Archie Shepp - Roswell Rudd est magnifique. Quand à la version de "Three for a quarter, one for a dime", je considère que c'est un des meilleurs morceau que Shepp ait jamais enregistré.
Note donnée au disque :       
nicopojin › mercredi 8 août 2007 - 11:32  message privé !
Album très inégal en qualité...les solos au piano de Shepp ne sont pas les plus passionnants quand même. Quant à Three for a Quarter, One for a Dime", ce morceau qui confine à l'inaudible est un excellent argument pour les adversaires du free : chaos incontrôlé sans aucune direction ni créativité dans le flot torrentiel et bouillant du ténor de Shepp, qui tombe inévitablement dans les clichés de beaucoup de musiciens free de l'époque : la redite en spirale ! Le pire morceau documenté de Shepp...
Note donnée au disque :       
Coltranophile › lundi 6 août 2007 - 18:42  message privé !
"Three For A Quarter, One For A Dime", pardon.
Note donnée au disque :       
Coltranophile › lundi 6 août 2007 - 18:37  message privé !
La version européenne contient une version de "Things Ain't What They Used to Be" de Duke Ellington (l'idôle avéré de Mingus, Cecil Taylor, Monk, Shepp, etc....A quand du Duke sur Guts?) et carrément ce qui constituait un disque en plus, le "One For A Quarter, One For A Dime" considéré par beaucoup comme une des performances les plus explosives de Shepp. Ce qui n'est pas faux. Un des meilleurs disques Impulse de Shepp notamment grâce à l'irréprochable Roswell Rudd.
Note donnée au disque :       
azfazz › jeudi 25 janvier 2007 - 18:11  message privé !
J'ai la version européenne, et j'en suis heureux, il manquerait un gros morceau sans ces deux titres.
Note donnée au disque :