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Mia › Cornonstipicum
informations
Studio Netto, Buenos Aires, Argentine, avril 1978
Les rééditions japonaises comme argentines de "Cornonstipicum" voient la durée du disque presque doublée par l'addition de titres issus du triple live acoustique "Conciertos", révélant une autre facette du groupe, cette fois bien plus proche d'un Egberto Gismonti. C'est volontairement que j'ai donc décidé de ne pas les inclure dans ma chronique puisqu'il s'agit là d'un procédé qui, pour un psycho rigide patenté comme moi, a tendance à en briser tout le charme.
line up
Lito Vitale (piano, orgue, synthétiseur, mellotron, accordéon, celeste, percussions, batterie, voix), Liliana Vitale (batterie, basse, celeste, flûte à bec, percussions, chant), Daniel Curto (guitares, basse, flûte, contrebasse, orgue, mellotron, percussions), Alberto Munoz (guitares, basse, voix), Nono Belvis (basse, guitare, percussions), Emilio Rivoira (saxophone ténor)
chronique
- symphonique
Autre groupe progressif argentin réputé, le parcours de Mia se résume à vrai dire à trois petits tours studio avant de définitivement s'en aller. Et, de disques en disques, c'est une montée en puissance dans l'esthétique progressive, et comment au mieux l'assimiler ; des premiers essais plus classiques de "Transparencias" à l'approche doucement néo folk de "Magicos Juegos del Tiempo". "Cornonstipicum", troisième et dernier album, ouvre un nouvel épisode avec cette pondération qui a toujours été un des signes distinctifs des époux Vitale. Largement dominé par la sonorité des synthétiseurs de l'époque, la première pièce instrumentale qui nous introduit au disque met d'emblée en lumière la qualité des arrangements. Si un accordéon se fait entendre sur "Imagen III", il n'est pas inutile de rappeler que ce sont sur ces terres qu'est né le tango. Insufflant avec élégance dans ces compositions aussi bien leurs influences que leurs propres racines, Mia crée une musique tempérée, loin de la fureur et des crispations d'un Bubu. Les guitares acoustiques s'effacent un peu quand surgit "Crifana y Tamilstenes" ; sa mélodie haut perchée, son ambiance, lui valent le droit d'être comparé à un subtil mélange entre une inclinaison canterburienne et une aspiration néo-classique. Pas tout à fait National Health, pas tout à fait Renaissance non plus, mais on aurait pu choisir pire comme champ d'investigation. Après "Piedras de Color", nouvel essai délicat au piano à queue cette fois, Mia se lâche alors complètement sur sa longue plage titre. J'avoue ne pas en être excessivement friand ; malgré de bons moments, ces dix sept-minutes me semblent trop souvent brouillon, voire peut-être même forcé et contre nature. Tout à coup, tout cela me paraît vain. Quel sens ? Quelle direction ? Il en faudra plus pour dissuader les amateurs des premiers Anthony Philips et des premiers Steve Hackett de se pencher, ne fût-ce que par curiosité, sur "Cornonstipicum".
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commentaires
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- Hymnos › Envoyez un message privé àHymnos
- Bien produit, délicat et subtil, cet album a du charme. Mais il est vrai que le titre éponyme, bourré de bons moments, manque de direction franche, claire, qui tendrait à justifier ses 18 minutes. Jamais désagréable, il manque à ce disque ce petit plus d'intransigeance qui fait les œuvres inoubliables. Dommage…
- Note donnée au disque :