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Bubu › Anabelas

3 titres - 39:53 min

  • 1/ El Cortejo de un Día Amarillo (19:25)
  • 2/ El Viaje de Anabelas (11:12)
  • 3/ Sueños de Maniquí (9:16)

enregistrement

Buenos Aires, Argentine, 1978

line up

Sergio Polizzi (violon), Cecilia Tenconi (flûte), Win Fortsman (saxophone ténor), Petty Guelache (chant), Eduardo Rogatti (guitare), Edgardo Folino (basse), Eduardo Corbella (batterie, percussions)

remarques

chronique

"Anabelas" est l'un des meilleurs disques progressifs à avoir été produit en Amérique du Sud à la fin des années soixante-dix. Paradoxalement, il partage que très peu de traits communs avec la plupart des groupes de la région, une évidence quand on se penche d'avantage sur le phénomène ; contrairement aux chiliens de Los Jaivas, aux brésiliens de Bacamarte ou aux mexicains d'Iconoclasta, Bubu ne laisse à aucun moment transparaître ses origines tout au long de son fabuleux disque. Ou alors, il faut remonter à bien loin, très loin même, au temps où les italiens débarquèrent en masse en Argentine pour en constituer assez rapidement sa population. Car "Anabelas", hormis son chant en espagnol, a tous les traits d'un disque progressif transalpin ! Il y a une générosité et une rondeur dans cette musique qu'on ne trouve que là-bas, jusque dans son approche romantique de la mélodie. Mais ce qui achève de faire de ce disque un album ambitieux et intrigant, c'est son mode d'écriture que je qualifierais presque d'intransigeant. C'est criant sur les deux premières longues plages de cet essai, avec une succession de thèmes qui font se côtoyer sans discontinuer le chaud et le froid, saxophone et violon, rythmique de plomb (cette basse) et guitare vicieuse, et quelques effets de chorale assez splendides pour surplomber tout ça... Osanna, Cervello, Duello Madre et le côté déjanté de Semiramis me semblent être les groupes les plus aptes à vous donner une image plus ou moins fidèle du type d'excès qui vous attend ici. Quand le groupe se lance dans sa jam endiablée sur "Sueños de Maniquí", c'est bien d'excès qu'il s'agit. Et c'est excessivement bon ! Dernière petite particularité à signaler, Daniel Andreoli est crédité comme compositeur principal alors qu'il ne touche pas un seul instrument pendant tout l'enregistrement. Vraiment, "Anabelas" est un disque qui mérite toute votre attention si cela fait un moment maintenant que vous pensiez avoir fait le tour de la question.

note       Publiée le samedi 4 juin 2005

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Note moyenne        2 votes

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Sirius › lundi 22 mars 2010 - 22:24  message privé !

Tiens c'est pas mal du tout ça, surtout les deux derniers morceaux, le premier est un peu plus dur à s'enfiler. Grosse influence de Stravinsky d'ailleurs je trouve. La basse est mortelle !

fracture › dimanche 5 juin 2005 - 22:10  message privé !
Ben maintenant, essaie Discus ( http://www.progressia.net/?rub=chroniques&idchronik=382 ) ;o)
torquemada › dimanche 5 juin 2005 - 16:12  message privé !
et bien "Imperial Winter White Dwarf" est une belle découverte malgré quelques synthés pouet-pouet.
torquemada › dimanche 5 juin 2005 - 15:45  message privé !
"Bubu est encore plus mythique qu'Anglagard!!!" : pardonne mon inculture, pour moi Bubu c'est juste un gros monstre rose très méchant avec plein de superpouvoirs. Et je vais essayer Wobbler.
fracture › dimanche 5 juin 2005 - 13:57  message privé !
'tain Torque, tu mérites une grosse fessée! Bubu est encore plus mythique qu'Anglagard!!! D'ailleurs, je soupçonne certains membres d'Anglagard d'avoir Anabelas comme disque de chevet! Un peu comme si Anglagard en était la face nordique. Par ailleurs, comme tous ces groupes n'existent plus aujourd'hui, il y en a qui s'essaye encore à rééditer ce genre d'exploit, à l'instar des Norvégiens de Wobbler ( http://www.wobblermusic.com/music/ ). Il y a deux démos en téchargement, tu verras, c'est de l'Anglagard bis. Mais si tu veux t'essayer a de l'exotique, je te conseille Tot Licht!, le deuxième album de Discus, des Indonésiens, c'est bien déjanté. ;oP