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Tony Williams Lifetime › Ego

9 titres - 42:18 min

  • 1/ Clap City (0:54)
  • 2/ There Comes a Time (5:58)
  • 3/ Piskow's Filigree (3:52)
  • 4/ Circa 45 (6:28)
  • 5/ Two Worlds (4:30)
  • 6/ Some Hip Drum Shit (1:31)
  • 7/ Lonesome Wells [Gwendy Trio] (7:27)
  • 8/ Mom and Dad (5:22)
  • 9/ The Urchins of Shermese (6:16)

enregistrement

New York City, USA, février - mars 1971

line up

Don Alias (percussions), Jack Bruce (chant), Ron Carter (basse, violoncelle), Tony Williams (batterie, chant), Larry Young (orgue), Ted Dunbar (guitare), Warren Smith (percussions)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné à tirage limité

chronique

Styles
jazz
rock
world music
Styles personnels
fusion

Dès son troisième album officiel, les intentions autrefois sans ambiguïtés du Lifetime vont désormais se montrer radicalement différentes. Sur "Ego", Tony Williams prône l'ouverture et s'essaye à quelque chose pour le moins très différent de ce à quoi il nous avait jusqu'à présent habitué. Une démarche tout à son honneur mais qui, à force de s'éparpiller, dénature tout le potentiel d'un espéré brillant résultat final. On tente de rassurer d'entrée de jeu avec une plage témoin de son heure de gloire toute récente ("There Comes a Time"), mais même la présence de Jack Bruce (sur le terne "Two Worlds") ou de Larry Young ("Lonesome Wells", un peu mieux mais si peu), ne suffisent plus à maintenir d'une seule pièce la personnalité du groupe qui semble tout simplement s'effondrer sous son propre poids. Les titres s'enchaînent sans vraies surprises. On attend l'étincelle. Oui, à priori, les percussions font leur entrée avec fracas dans l'univers du Lifetime, mais cela dépasse rarement le cadre des essais les plus timorés de Bobby Hutcherson (comme sur "Circa 45"). "Some Hip Drum Shit", sous prétexte de solo de batterie, mise lui aussi sur la surenchère d'éléments percussifs. Mais cela ne suffit pas à faire un album qu'au mieux on pourrait qualifier de sage world fusion, gentiment parfumée d'effluves jazz et pop. Il faudra patiemment attendre les deux derniers titres de l'album pour entendre se développer quelque chose d'un tant soit peu susceptible d'éveiller notre curiosité, même si toujours sans rapport aucun avec les charges électriques de "Emergency!" ou "Turn It Over". Beaucoup auront décroché avant d'en arriver là. Beaucoup auront eu raison de le faire. "Mom and Dad" et "The Urchins of Shermese" sont deux pièces instrumentales plus riches que tout ce qui nous a été proposé jusqu'ici (pas difficile), doucement étranges aussi - merci encore Larry - mais encore trop peu que pour motiver une réaction franchement tranchée et passionnée.

note       Publiée le vendredi 3 juin 2005

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torquemada › vendredi 3 juin 2005 - 15:53  message privé !
à noter que Jazz-magazine, dans un grand dossier fusion, publie ce mois-ci une interview de Tony Williams datant de la sortie de ce disque : ce type est une sacrée grande gueule.