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Michael Nyman › Drowning by numbers

  • 2004 • Virgin 07243 5 98458 2 1 • 1 CD digipack

13 titres - 44:38 min

  • 1/ Trysting Fields (3:28)
  • 2/ Sheep and Tides (1:44)
  • 3/ Great Death Game (2:20)
  • 4/ Drowning by Number 3 (3:30)
  • 5/ Wheelbarrow Walk (2:12)
  • 6/ Dead Man's Catch (2:32)
  • 7/ Drowning by Number 2 (6:12)
  • 8/ Bees in Trees (2:13)
  • 9/ Fish Beach (2:28)
  • 10/ Wedding Tango (3:59)
  • 11/ Crematorium Conspiracy (2:38)
  • 12/ Knowing the Ropes (3:18)
  • 13/ Endgame (8:04)

enregistrement

Lansdowne Recording Studios, Angleterre, 1988

line up

Alexander Balanescu (violon), Jonathan Carney (violon), Miranda Fulleylove (violon), Rosemary Furniss (violon), Briony Shaw (violon), Jackie Shave (violon), Kate Musker (violon), Joe Rappaport (violon), Tony Hinnigan (violoncelle), Andrew Shulman (violoncelle), Robin McGee (contrebasse), David Fuest (clarinette, clarinette basse), John Harle (saxophone alto et soprano), David Roach (saxophone alto), Andrew Findon (saxophone baryton, piccolo et ténor), John Wilbranam (trompette), Michael Thompson (cor anglais), Steve Saunders (trombone), Michael Nyman (piano)

remarques

chronique

Si le film de Peter Greenaway, "Drowning by Numbers", est une histoire de meurtres plutôt rocambolesques, il y a lieu de se demander si ce n'est pas Mozart que l'on assassine ? Car, comme suggéré dans un premier temps par le réalisateur lui-même, Michael Nyman a eu cette fois pour (lourde) tâche de créer quatre-vingt douze versions différentes des quatre mesures de la "Sinfonia Concertante en Mi bémol" de Wolfgang Amadeus ; quatre-vingt douze, comme le nombre de personnages figurant dans son film ! Cet exercice fût mis d'application pour "The Fall" (en 1980), et peut s'entendre ici sur un titre comme "Wheelbarrow Walk", le plus représentatif de ce travail. Nullement embarassé à l'idée d'utiliser la musique d'autrui, Nyman - et c'est la moindre des choses - en fait de même avec son propre matériel puisque, pour ce film-ci, il se repenche sur les mêmes partitions pour aboutir à une oeuvre plus tempérée et intérieure que ne l'était le flamboyant et agité "The Draughtsman's Contract". Les treize plages de cette collection se déroulent sans agitation sur un tapis de velours qui a le poids d'un romantisme sombre. Dominés cette fois très clairement par l'ensemble pour cordes, les instruments à vents viennent rarement en contrepoint cadencer les mesures autrefois sautillantes des fantasmes Purcelliens de leur précédente bande son en commun. La marche n'est pas douloureuse mais pesante, fatalement plus dramatique. Ses quelques éclats de lumière ont la saveur d'une fatalité rédemptrice. Et sa retenue rend le tout d'autant plus éloquent. En somme, cette musique illustre parfaitement son sujet. Même si reprocher cette méthode de travail peut paraître quelque peu démagogique, alors qu'elle est pleinement assumée (je parle de la méthode de travail, pas du reproche formulé), il faut alors aussi avoir l'intégrité intellectuelle de reconnaître une fois pour toutes que les musiques de film se sont de manière générale transformés en ghetto à part entière où se retrouvent pour ainsi dire tout ceux mués par la loi du moindre effort.

note       Publiée le jeudi 2 juin 2005

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GrahamBondSwing › jeudi 10 décembre 2020 - 16:37  message privé !

Le côté répétitif des cordes est un peu stressant sur certains morceaux... pas trop fan. Je mets 3/6 par respect, parce que ça représente du boulot.

Note donnée au disque :