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Fela Kuti › Shuffering and shmiling

  • 1977 • Coconut PMLP1005 • 1 LP 33 tours

1 titres - 21:30 min

  • 1/ Shuffering and Shmiling part 1 & 2 (21:30)

enregistrement

Decca Studio, Lagos, Nigéria, 1977

line up

Tony Allen (batterie), Lekan Animashaun (saxophone baryton), Henry Koffi (congas), Tunde Williams (trompette), Ukem Stephen (trompette), Okalue Ojeah (guitare), Clifford Itoje (guitare), Ogene Kologbo (guitare), Leke Benson (guitare), Nweke Atifoh (basse), Nicholas Addo (congas), James Abayomi (percussions), Shina Abiodun (congas), Isaac Olaleye (marraccas), Kewe Oghomienor (choeurs), Tejumade Adebiyi (choeurs), Folake Oladeinde (choeurs), Ronke Edason (choeurs), Bola Olaniyi (choeurs), Yemi Abegunde (choeurs), Fehintola Kayode (choeurs), Bimbo Adelanwa (choeurs), Emaruagheru Osawe (choeurs), Shade Komolafe (choeurs), Fela Kuti (saxophone, claviers, chant)

remarques

Cet album a fait l'objet d'une parution cd chez Barclay en 1999 où il se voit associé à l'album "No Agreement"

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
afro-beat

Voici le dernier disque que Fela eut l'occasion d'enregistrer à Lagos avant un petit temps. Trop de gloire tue la gloire, même si dans le cas de Fela, c'est indirectement qu'il en paye le prix... "Shuffering and Shmiling" sera, malgré la longue parenthèse qui s'ouvre ici avant sa prochaine publication, le premier disque d'une série d'albums à l'exposé unique. Comprenez ; fait d'un seul long titre. Si la revendication peut avoir dans le cas présent plusieures grilles de lecture, ses prochaines réalisations ne laisseront plus planer aucun doute sur l'identité des cibles visées (du gouvernement aux industriels qui marchent avec eux, main dans la main). Les vibrations qui animent cette session sont du même acabit que celles que l'on retrouvait sur des disques tels que "Expensive Shit" ou tout récemment "No Agreement". Le passage de Lester Bowie, accueilli comme un véritable membre de la famille, a eu pour effet instantané de pousser Tunde Williams à faire preuve d'encore plus d'imagination. Son jeu est, de fait, beaucoup plus incisif qu'autrefois. Ces trop courtes vingt minutes ont une valeur symbolique, c'est entendu, mais le résultat n'a pas à rougir en comparaison des autres pièces recommandables du Black President. Néanmoins, isolé, affaibli, juste comme le souhaitait le pouvoir en place, Fela sera donc forcé de se replier. Depuis le Ghana, il organisera la résistance, et accessoirement son retour. Cela se passera plutôt bien dans un premier temps ; à la faveur d'un coup d'état, Fela Kuti ne sera plus interdit de séjour sur son sol. Malgré tout, l'Afrika 70 et lui-même occuperont les locaux de Decca pendant plus de deux mois. Mais c'est sans compter que les mauvaises surprises surviennent toujours du côté d'où on les attend le moins ; présents pour le festival jazz de Berlin en 1978, tous les musiciens de Fela prendront la fuite après leur prestation, laissant le saxophoniste dans le plus grand désarroi. 1979 devra donc, en toute logique, être l'année du nouveau départ...

note       Publiée le lundi 23 mai 2005

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