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John Adams (b.1947) › El dorado

4 titres - 46:53 min

  • EL DORADO (28:49)
  • 1/ Part I. A dream of gold (12:35)
  • 2/ Part II. Soledades (16:09)
  • 3/ BERCEUSE ELEGIAQUE (8:16)
  • 4/ THE BLACK GONDOLA (9:48)

enregistrement

Studios de la BBC, Manchester, Angleterre, juillet 1993.

line up

The Hallé Orchestra, Kent Nagano (direction).

remarques

"Berceuse élégiaque" et "The black gondola", les deux pièces qui complètent ce disque, ne sont pas chroniquées ici.

chronique

Composé dans la foulée de "The death of Klinghoffer", "El Dorado" est une oeuvre pour orchestre qui en reprend les acquis en terme de liberté rythmique et harmonique, à savoir que John Adams n'est à ce moment-là plus un compositeur "répétitif" ou "minimaliste" ; il mêle ces anciennes amours à un langage d'un raffinement orchestral inédit, et abandonne aussi défnitivement l'hypertonalité qui régnait encore dans la musique de Glass ou de Reich pour user d'harmonies très chromatiques, le tout renvoyant de plus en plus sa musique à celle de Ravel ou de Debussy, l'esprit post-moderne en plus. "El Dorado" joue sur un violent contraste entre les deux mouvements qui le composent. Le premier est une énorme machine bringuebalante qui se met en mouvement progressivement et qui, devenue folle, finit par tout ravager sur son passage, dans un long crescendo de plus de douze minutes, qui voit graduellement la destruction totale du paysage dressé en début de mouvement. La nouvelle verve musicale du compositeur américain s'y déploie de manière spectaculaire. Le second mouvement est au contraire rythmiquement et harmoniquement "pur", apaisé aussi. Il débute par quelques notes au synthétiseur, dont le timbre donne à ce début une tonalité presque new-age ; puis les échelles modales grimpent vers des harmonies plus hautes et plus lumineuses, la vitesse s'accélère cette fois-ci sans irrégularité, et le climax de cette seconde partie n'est que majesté, absence de troubles. Difficile de dire à quoi renvoit exactement la thématique du mythe d'El Dorado dans l'esprit d'un type comme John Adams, et le pourquoi d'une telle pièce. Pure jouissance symphonique, ou correspondances secrètes avec des fragments de l'histoire des Etats-Unis ? En tout cas un disque recommandable.

note       Publiée le dimanche 22 mai 2005

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