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John Adams (b.1947) › Harmonielehre

6 titres - 61:31 min

  • HARMONIELEHRE (40:13)
  • 1/ Part I. (17:04)
  • 2/ Part II. The Anfortas wound (12:17)
  • 3/ Part III. Meister Eckhardt and Quackie (10:36)
  • 4/ THE CHAIRMAN DANCES (12:47)
  • 5 et 6/ TWO FANFARES FOR ORCHESTRA (8:31)

enregistrement

Davies Symphony Hall, San Francisco, Etats-Unis, mars 1985.

line up

San Francisco Symphony, Edo de Waart (direction).

remarques

"The Chairman Dances" et "Two Fanfares for Orchestra", les deux pièces qui complètent ce disque, ont été chroniquées par ailleurs, sur le disque intitulé "The Chairman Dances". Ce sont les mêmes interprétations. Il existe une version plus récente de "Harmonielehre" par Simon Rattle chez EMI classics, tout aussi recommandable.

chronique

Voici le grand oeuvre symphonique de John Adams. "Harmonielehre", dont le titre se réfère à Arnold Schönberg (eh oui, encore lui... mais il s'agit d'une référence "négative"), opère une sorte de synthèse entre musique pulsée répétitive à la Steve Reich, post romantisme mahlerien, et grande tradition symphonique américaine (dont je rappelle que le plus illustre représentant demeure Aaron Copland, étrangement méconnu de par chez nous). Tour à tour sombre, onirique, puis aérienne (dernier mouvement), jamais cette pièce n'use d'une des armes favorites du post-modernisme en général, et de celui d'Adams en particulier, à savoir l'ironie (qui le rapproche d'ailleurs souvent, dans son état d'esprit, d'un Frank Zappa, par exemple). Non, ici, tout est étrangement sérieux, un peu trop, même. Les accords fracassants qui ouvrent les hostilités nous semblent (et comment pourrait-il en être autrement ?), de même que dans la troisième symphonie de Lutoslawski, être un écho des "coups du destin" qui résonnent au commencement de la cinquième de Beethoven. Sauf que là, bien sûr, ces tutti orchestraux vont en s'accélérant, et inaugurent la pulsation qui va dominer l'ensemble du premier mouvement, le plus marquant et le mieux structuré des trois. Le second mouvement fait plus explicitement référence au romantisme finissant, à travers son titre, "The Anfortas Wound", qui rappelle le Parsifal de Wagner (la blessure d'Anfortas, qui reste toujours ouverte, ne pourra être guérie que par le Graal). Pourtant, cet "adagio" malsain est une sorte de ventre mou de l'oeuvre, qui ne parvient pas à émouvoir. Le dernier mouvement, dont le titre est tout droit sorti d'un rêve du compositeur, se fait davantage l'écho, par sa rythmique enjouée, de la musique populaire américaine, sans pour autant nuire à l'unité de l'ensemble, mais sans convaincre non plus. Bien que cette pièce soit une des plus connues et des plus jouées de John Adams, pour moi, ce sera 2,5/6.

note       Publiée le dimanche 22 mai 2005

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Arno › vendredi 11 janvier 2008 - 12:35  message privé !
Un chef d'oeuvre...
Note donnée au disque :       
azfazz › samedi 24 mars 2007 - 17:01  message privé !
Pour ma part, je suis plus que convaincu, cette oeuvre est majestueuse sans jamais s'avérer pompeuse... Superbe, je ne m'en lasse pas !
Note donnée au disque :