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Pharoah Sanders › Live at the East

3 titres - 43:02 min

  • 1/ Healing Song (21:39)
  • 2/ Memories of J.W.Coltrane (12:49)
  • 3/ Lumkili part I & II (8:34)

enregistrement

USA, 1971

line up

Joseph Bonner (piano, harmonium), Stanley Clarke (basse), Norman Connors (batterie), Carlos Garnett (flûte, chant), Billy Hart (batterie), Lawrence Killian (batterie, conga, balafon), Cecil Mcbee (contrebasse), Pharoah Sanders (saxophone ténor), Harold Vic (saxophone ténor, chant), Marvin Peterson (trompette)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free jazz

A ma connaissance tout simplement inexistant dans les bases de données des revues spécialisées, des guides musicaux, et plus encore des réseaux de distribution, "Live at the East" est un témoignage exceptionnel de par la nature même de son objet. En effet, voilà bien le seul enregistrement en concert datant de la première période de Pharoah Sanders, la concluant même par bien des points. On l'a vu, si l'esprit demeure intact, le saxophone ténor a vite remanié son groupe après les départs successifs de Leon Thomas, le prédicateur, et Lonnie Liston Smith, le fidèle apôtre, deux éléments clés qui sont pour beaucoup dans la réalisation de disques tels que "Karma" et "Jewels of Thought", signant pour Sanders de nombreux titres et non des moindres. C'est sous la houlette de sa nouvelle formation, avec laquelle il vient d'enregistrer "Black Unity", que Pharoah entre dans l'arène et se plie à l'exercice live. Rien de surprenant ne va se produire ; Sanders et les siens faisant perdurer l'expérience de ces célébrations chahutées au travers de trois nouvelles longues plages. "Healing Song" est la plus attractive des trois. Les thèmes ont beau se succéder, le taux d'adrénaline ne semble jamais vraiment vouloir décoller. C'est au détour de solii, entamés par le maître de cérémonie, puis rejoint par son pianiste Joseph Bonner, que les mélodies glissent imperturbablement vers des abstractions modales à la fulgurance free. Plus loin, Stanley Clarke et Cecil McBee entonnent de concert un duo de basse avant que le groupe tout entier ne les rejoigne dans un festival de rythmes cadencés. "Memories of J.W.Coltrane" et "Lumkili" viennent calmer le jeu progressivement, apportant cette touche d'introspection à forte connotation spirituelle, élément inhérent à l'univers de Sanders. "Live at the East" ne consolide pas la stature du saxophoniste afro-américain. Par contre, il confirme une fois de plus l'intégrité d'un artiste toujours resté fidèle à sa quête d'un absolu qu'il appartient à chacun d'entre nous de découvrir.

note       Publiée le mercredi 18 mai 2005

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Ayler › dimanche 24 février 2008 - 21:13  message privé !
Il y a conflit entre la version 33 tours et le CD sur les titres de l'album : sur le CD, "Memories of J. W. Coltrane" est la seconde plage alors que c'est la dernière sur le 33 tours. A l'écoute, l'ordre dans lequel les plages apparaissent est pourtant le même dans les deux versions : "Memories of J. W. Coltrane" (version CD) correspond aux deux parties de "Lumkili" réunis sur une seule plage.
Note donnée au disque :