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Quella Vecchia Locanda › S/t

8 titres - 34:17 min

  • 1/ Prologo (4:59)
  • 2/ Un Villaggio, un'Illusione (3:54)
  • 3/ Realta (4:13)
  • 4/ Immagini Sfuocate (2:59)
  • 5/ Il Cieco (4:11)
  • 6/ Dialogo (3:41)
  • 7/ Verso La Locanda (5:15)
  • 8/ Sogno, Risveglio e... (5:15)

enregistrement

Globe Records, Rome, Italie, 1972

line up

Massimo Roselli (piano, orgue, mellotron, Moog, sitar électrique, voix), Giorgio Giorgi (chant, flûte, piccolo), Patrik Traina (batterie), Romualdo Coletta (basse, générateur de fréquences), Raimondo Maria Cocco (guitares acoustiques et électriques, voix), Donald Lax (violon électrique et acoustique)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
progressif
Styles personnels
hard symphonique

Quella Vecchia Locanda ; l'antithèse parfaite de groupes nauséabonds tels que Acqua Fragile. Comme eux, deux uniques albums avant de disparaître. Comme eux, des influences impossibles à dissimuler. Mais à l'inverse, ce groupe éphémère originaire de Rome est parvenu à les distiller dans un condensé de musique qui n'appartient qu'à eux. Luxe suprême, ils nous apportent sur un plateau d'argent deux galettes à l'esthétique tout à fait différente, si bien qu'on peut considérer Quella Vecchia Locanda comme le groupe fédérateur de la cause progressive italienne par excellence. Pragmatisme oblige, vous aurez moins de mal à parcourir leurs deux enregistrements, au demeurant très courts, plutôt que de vous farcir les conséquentes intégrales de Le Orme, PFM et Banco, avec tout ce que cela comporte comme faux pas et fautes de goûts. En quatre ans et deux disques, Quella Vecchia Locanda n'a pas vraiment eu le temps de se disperser. Tout débute donc avec un premier album éponyme qui ne cherche pas à cacher à quel point Jethro Tull avait gané le coeur des Romains. Ainsi on s'en doute, largement dominé par la flûte, le groupe met également à l'avant-plan les talents du violoniste américain Donald Lax. Ceci donne lieu à des échauffourées entre les deux instruments solistes absolument palpitantes. N'ayez crainte, il s'agit de rock avant tout et donc guitare, basse, batterie (et le désormais indispensable clavier) ne sont jamais très loins. En fait, ce qui caractérise leur premier disque, c'est avant tout l'énergie communicative qui se dégage du combo et qui se donne sans compter dans des titres mine de rien très fouillés. Cependant, d'autres plages comme "Prologo", en ouverture, ou "Sogno, Risveglio, E...", en bout de course, donnent déjà de sérieuses indications sur la nouvelle direction dans laquelle va s'engager Quella Vecchia Locanda dès leur prochain album. Encore plus raffinée, aux confins de la musique populaire et de la musique classique, leur musique ne perdra au passage que sa fougue juvénile pour s'enrichir de mille et une nuances presque trop belles pour être vraies.

note       Publiée le jeudi 12 mai 2005

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Dun23 › samedi 4 juillet 2009 - 00:27  message privé !

Clair que Realta fait penser au Babe I'm Gonna Leave You. C'est indéniable mais c'est agréable. De toute façon, ce groupe là est, pour le peu d'écoutes que j'ai au compteur, une valeur sure du prog. C'est du très très bon.

Coltranophile › lundi 23 mars 2009 - 13:42  message privé !

Deuxième gifle venant des ces italiens fous. Quelle bonheur que d'entendre du prog où la joie de jouer est si évidente, débordante. Il n'a pas la force de caractère du second et pour cause car ici on peut jouer à retrouver de tout, du Jethro Tull forcément comme le dit la chronique mais on y reconnait une intro de guitare qui fait furieusement penser à "Baby I'm Gonna Leave You", une mélodie de piano qui ressemble à s'y méprendre au "Love Them From Spartacus" (comme sur un disque des Rachel's bizarrement, comme quoi cette mélodie est universelle semblerait -il), le couplet du premier morceau rappelle le "In The Court Of Th Crimson King" en version accélérée et je crois bien que c'est la 6 qui débute avec une grille similaire au "Simple Man" de Lynyrd Skynyrd. Enfin, tout ça pour dire, que le jeu de références n'entament en rien le sentiment de fièvre qui se dégage d'une musique qui se situe au-delà des concepts esthétiques en vigueur dans le genre la plupart du temps..

Note donnée au disque :