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Mauro Pagani › S/t

8 titres - 36:07 min

  • 1/ Europa Minor (6:02)
  • 2/ Argiento (4:40)
  • 3/ Violer d'Amores (2:39)
  • 4/ La Citta Aromatica (3:31)
  • 5/ L'Albero di Canto (4:49)
  • 6/ Choron (5:21)
  • 7/ Il Blu Incomincia davvero (5:11)
  • 8/ L'Albero di Canto II (3:54)

enregistrement

Studio Sciascia Sound, Milan et Stduio Trafalgar, Rome, Italie, 1977

line up

Mario Arcari (haut bois), Walter Calloni (percussions), Giulio Capiozzo (batterie), Patrizio Fariselli (piano à queue), Pasquale Minieri (percussions), Mauro Pagani (violon, bouzouki, mandoline, flûte), Ares Tavolazzi (basse, contrebasse), Giorgio Vivaldi (percussions), Teresa De Sio (chant), Roberto Colombo (Moog), Franz Di Cioccio (batterie), Patrick Djivas (basse), Franco Mussida (guitare), Demetrio Stratos (chant), Luca Balbo (guitare)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
progressif
musiques du monde
Styles personnels
fusion

Le violon et la flûte de Premiata Forneria Marconi, c'était lui. Après la publication de "Chocolate Kings", Mauro Pagani a préféré prendre congé de ses amis. Ce serait déplacé de ma part de présumer que son départ découle d'une prise de conscience légitime de la mauvaise tournure des évènements. Officiellement, Pagani a raccroché tout simplement parce que la contrainte des tournées intensives lui pompait toute son énergie. Avec la prétention commerciale affichée par les membres de PFM, il était évident qu'ils n'allaient pas choisir l'option pédale douce. Sur ces entrefaites, Pagani entreprit donc de se séparer en bons terme du reste du groupe pour se recentrer sur l'étude. Et son premier album solo, paru en 1978, est en quelque sorte la copie de l'examen. Un élève brillant ce Pagani ; un multi-instrumentiste doué à la prose parfaitement balancée, laissant transparaître l'intelligence d'un être qui a su au mieux synthétiser les cultures et folklores étrangers dont il s'est toujours montré friand. Comme un bonheur ne vient jamais seul - allez, positivons un brin - Mauro Pagani a réuni autour de lui une belle brochette de musiciens : Roberto Colombo, toujours présent dans les bons coups, ses potes de Premiata Forneria Marconi au grand complet - mais, ouf ! sans Lanzetti - sur "La Citta Aromatica", la chanteuse du projet neo folk Musica Nova, Teresa De Sio, au charme trouble, et, comme si ce n'était pas assez, les phénoménaux Area. Si ces derniers entamaient à ce moment précis un net déclin dans leur carrière, il n'en est rien de leur collaboration au disque de Pagani puisque leur patte est instantanément reconnaissable et séduisante. Ils officient sur les deux parties de "L'Albero di Canto" mais leur apport est sans doute encore plus considérable sur "Europa Minor", premier titre de l'album, qui ne perd pas un instant pour exposer son théorème ; après un départ en trombe très jazz fusion à la mode Area, le titre s'enrichit de percussions nord africaines sur des notes de flûte lointaines. Dans un même esprit, les autres plages de l'album se recentrent sur une instrumentation plus succinte (violon et flûte accompagnés d'un ou deux éléments de plus) comme un effet cartes postales. C'est que le premier album de Mauro Pagani est un disque de voyage. Il nous fait redécouvrir l'histoire des terres chaudes à travers la sensibilité d'un occidental fasciné par le mystère qui a drainé ces paysages. Un disque de world fusion avant même que le terme soit inventé et qui, de plages en plages, ne cesse de nous surpendre et nous émerveiller. Vraiment superbe.

note       Publiée le jeudi 12 mai 2005

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