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Il Paese Dei Balocchi › S/t

10 titres - 38:05 min

  • 1/ Il Trionfo dell'Egoismo, della Violenza, della Presunzione e dell'Indifferenza (2:34)
  • 2/ Impotenza dell'Umiltà della Rassegnazione (4:09)
  • 3/ Canzone della Speranza (3:55)
  • 4/ Evasione (7:40)
  • 5/ Risveglio e Visione del Paese dei Balocchi (4:40)
  • 6/ Ingresso e Incontro con i Baloccanti (2:00)
  • 7/ Canzone della Verità (0:45)
  • 8/ Narcisismo della Perfezione (1:01)
  • 9/ Verità dell'Intuizione Fantastica (6:56)
  • 10/ Ritorno alla Condizione Umana (4:18)

enregistrement

Studio Orthophonic, Rome, Italie, 1972

line up

Fabio Fabiani (guitares), Sanaro Laudadio (chant, batterie), Marcello Martorelli (basse), Armando Paone (chant, orgue)

remarques

L'édition de 1993 sur Mellow Records comprend deux titres bonus : "Fantasia e Poeasia" (3:30) et "Amore per Gioco" (3:15) qui ont malheureusement pour effet de rompre le charme de l'album.

chronique

Le seul disque des Paese dei Balocchi, il faut bien le dire, n'est pas de nature à séduire instantanément. Cependant, les défauts inhérents au disque en lui-même ne me paraissent pas insurmontables. Il y a même moyen, avec un peu d'effort, de les tourner à notre avantage. Rarement groupe progressif italien n'aura paru si calme. Et la production a sa part de responsabilité (les premières minutes de "Impotenza dell'Umilta e della Rassegnazione" sont à peine audible). Il y a certes des plages où les musiciens se bousculent à coup de petites jams bien dosées, entre partie de claviers vintage, guitare rythmique et basses lourdes, mais dans la plupart des cas, leur musique se veut avant tout aérienne. Qui plus est, et c'est une différence notable avec tous leurs concurrents, le groupe s'octroit le luxe de se payer les services d'un quatuor à cordes donnant un aspect musique de chambre ma foi assez irresistible. Il vaut donc mieux aimer la pop mélancolique à l'italienne, et s'être laissé séduire par les pièces de Shostakovich pour peut-être apprécier au mieux l'atmosphère singulière dégagée par ce disque atypique. C'est vrai, dans le genre, Celeste et son célèbre "Principe di un Giorno" ne semblait pas non plus avoir comme but ultime de déranger l'auditeur, mais sa cascade de mellotrons avait de quoi automatiquement rallier à sa cause n'importe quel amateur de musique progressive. Si Il Paese dei Balocchi est à rapprocher du "Contaminazione" des Rovescio della Medaglia de par leur lourd tribut à la musique classique, selon nos attentes du moment, on optera plus volontiers pour les derniers cités si l'on se montre alors plus réceptif au symphonisme dans ce qu'il a de plus expansif et ampoulé, bien que "Ritorno alla Condizione Umana" clôture le disque sous forme d'un solo d'orgue pas piqué des hannetons. Ou, à contrario, on jetera son dévolu sur le disque qui fait donc l'objet de la présente chronique si l'on se sent plus volontiers d'humeur autistique et taciturne.

note       Publiée le jeudi 12 mai 2005

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Coltranophile Envoyez un message privé àColtranophile

Voilà un disque fascinant et frustrant à la fois. Un disque où le total est inférieur à la somme des parties si on peut dire. Un groupe atteint de "progressisme aiguë" ou de "Yes-site frénétique": un collage de vignettes musicales superbes mais dont ne sort qu'une faible continuité. Difficile de dire si le but recherché était de créer une suite mais, malgré un style assez personnel, on a l'impression d'écouter un catalogue de beautés sonores tout comme on verrait un défilé de beautés plastiques. Un sentiment étrange en sort: une émotion profonde que vient contredire l'impression d'une trop grande légèreté dans la réalisation.

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