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Latte E Miele › Passio secundum mattheum

13 titres - 38:49 min

  • 1/ Introduzione (2:16)
  • 2/ Il Giornio Degli Azzimi (1:26)
  • 3/ Ultima Cena (1:48)
  • 4/ Getzemani (4:14)
  • 5/ Il Processo (1:29)
  • 6/ I Testimoni(1° parte) (6:02)
  • 7/ I Testimoni(2° parte) (2:12)
  • 8/ Il Pianto (1:48)
  • 9/ Giuda (0:43)
  • 10/ Il Re Dei Giudei (1:40)
  • 11/ Il Calvario (7:04)
  • 12/ Il Dono Della Vita (3:43)
  • 13/ Mese Di Maggio [bonus] (4:24)

enregistrement

Studio Phonogram, Milan, Italie, 1972

line up

Marcello Giancarlo Dellacasa (guitares électriques et acoustiques, violon, basse, chant), Oliviero Lacagnina (piano, orgue, mellotron, clavecin, celeste, Moog, choeurs), Alfio Vitanza (batterie, percussions, clochettes, flûtes, choeurs)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
progressif
Styles personnels
symphonique

Latte e Miele fût une des formations progressives transalpines les plus proches de la définition symphonique intrinsèque du courant, comme pratiquée par leurs géniteurs anglo-saxons. Leur premier album au concept fumeux n'aurait pas dépareillé dans la discographie d'Emerson Lake and Palmer. "La Passion selon St Mathieu" - pour ceux qui ne pigent pas un traître mot de latin - tel est le titre de l'oeuvre se déclinant en douze tableaux mystico allégoriques. Au passage, le trio va largement aller piocher dans le répertoire baroque de Bach pour donner vie à leur divine tragédie. Une approche que le groupe répètera également sur leurs albums suivants, revisitant cette fois Beethoven ou Vivaldi. Pas de longues expositions ici, on l'aura compris, mais la mise en perspective d'une histoire qui se prête à merveille à ce genre de traîtements. Le chant, plutôt rare, est parfois secondé avec grand effet par une récitation appliquée qui donne encore plus de solennité à l'ensemble. Cette variété de titres induit une variété d'atmosphères, toujours en corrélation avec ce scénario connu de tous ; le très théâtral "Introduzione" et sa glorieuse chorale, la délicatesse des arrangements pour guitare douze cordes et clavecin de "Ultima Cena", les parties plus électriques des deux sections de "I Testimoni" à la rage non dissiumulée et très appropriée de "Giuda", le sombre "Il Calvario" plus "Three Fates" que nature, et son final à l'esprit de synthèse ("Il Dono della Vita"). Un parcours presque sans embûches si l'on en croit la cote de popularité dont jouit Latte e Miele, et cet album en particulier, au sein du ghetto progressif. En dépit du côté un peu kitsch qu'il arbore parfois en quelques endroits, "Passio Secundum Mattheum" n'est pas un disque de seconde zone, la qualité de son travail étant tout simplement indiscutable. Il reste cependant en deça d'une certaine idée de l'excellence progressive. Sans grain de folie, sans innovation majeure, mais outrageusement et foncièrement mélodique.

note       Publiée le mercredi 11 mai 2005

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Darkanar › mercredi 11 mai 2005 - 15:55  message privé !
Mon Dieu! Encore du prog italien! Mais combien de disques a-t-il donc chez lui? Vite, faîtes que ça se termine... ;-p Ceci dit, je n'ai rien contre un bon PFM, un p'tit Celeste ou un Maxophone de derrière les fagots...