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Hunka Munka › Dedicato a Giovanna G.

11 titres - 35:13 min

  • 1/ Nasce un Giorno (1:34)
  • 2/ Ruote e Sogni (5:58)
  • 3/ L'Aeroplano d'Argento (4:18)
  • 4/ Cattedrali di Bambu (4:28)
  • 5/ Anniversario (5:10)
  • 6/ Io Cantero per Te (4:40)
  • 7/ Intermezzo n°1 (1:01)
  • 8/ Giovanna G. (2:11)
  • 9/ Intermezzo n°2 (1:22)
  • 10/ Il Canto dell'Amore (3:15)
  • 11/ Muore il Giorno Muore (1:16)

enregistrement

Studio Dischi Ricordi, Milan, Italie, 1972

line up

Roberto Carlotto (orgue, effets, chant), Ivan Graziani (guitare, basse, choeurs), Cuccioletto (batterie)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

La pochette est drôle, et valait à elle seule une ressortie digne de ce nom. S'il y en a qui ont du mal à voir ce que c'est, je précise qu'il s'agit de chiottes vues de haut et dont la particularité, outre celle d'être jaunes, est de pouvoir en soulever la lunette (et non, il n'y a pas ce que vous croyez en dessous...). Mais le truc vraiment embarrassant, c'est le disque qu'il contient. Bon, j'exagère un peu, parce que musicalement ce n'est pas si catastrophique. Et en fait, si ; seul "Ruote e Sogni" mérite notre attention. Un titre sur onze... Espérons qu'il nous reste assez de papier ! La particularité de Roberto Carlotto - celui qui se cache sous le pseudonyme de Hunka Munka - c'est son travail à l'orgue Hammond qu'il s'est amusé à modifier, d'où ce son si particulier. Procédé intéressant, mais au service d'une collection de chansonnettes peut-être encore plus pourries que les mauvais titres de Formula Tre et I Dik Dik réunis (il finira d'ailleurs par rejoindre ces derniers). Mais alors, ce chanteur... Demis Roussos, Julien Clerc et Angelo Branduardi réunis ; une horreur ! Les violons de "Io Cantero per Te" ou l'orchestration chatoyante de "Il Canto dell'Amore" sont sans effets face à un pleurnicheur qui a de toute évidence oublié d'enlever les batteries du vibromasseur sur lequel il s'est empalé. A flinguer. Les derniers titres de l'album ont ceci de géniaux qu'ils sont relativement courts et abrègent ainsi notre calvaire. Le côté liturgique des deux "Intermezzo", s'ils auraient pu élever le niveau, finissent de nous fâcher définitivement avec Dieu. L'empreinte des Beatles de "Sergent Pepper" se fait sentir, mais quel album moderne ne s'en est pas inspiré ? Et combien ont réussi à sublimer cet héritage en quelque chose de décent ? Autant de raisons de se montrer extrêmement difficile et exigeant. Et pourtant ce disque est culte ! Culte parce que rare à mon avis. Quand on sait que les japonais s'extasient sur ce genre de truc, on comprend vite pourquoi cultiver le mauvais goût chez eux a été vite élevé au rang d'art suprême. Verdict de ce "Dedicato a Giovanna G." ? Aux chiottes !

note       Publiée le mercredi 11 mai 2005

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Hymnos › jeudi 11 mai 2006 - 08:02  message privé !
A mon avis, il connaît et doit certainement faire allusion à l'autre Demis Roussos, celui des années quatre-vingt. Tu as raison pour "666", c'est un sacré morceau de prog, sombre, expérimental et particulièrement envoûtant; Demis y est extraordinaire. Curieux que Proggy n'ai pas encore chroniqué cet album…
mangetout › mercredi 10 mai 2006 - 22:15  message privé !
Proggy : Tu cites Demis Roussos, mais connais-tu le "666" des Aphrodite Child's. Cet album est un monstre énorme auquel participe Demis (avec Vangelis et Irène Papas), une musique ultra-expérimentale et pour le coup sacrément sombre !
COLDSTAR › mercredi 11 mai 2005 - 21:31  message privé !
L'une des meilleures chroniques du site, elle donne vraiment envie. "Quand on sait que les japonais s'extasient sur ce genre de truc, on comprend vite pourquoi cultiver le mauvais goût chez eux a été vite élevé au rang d'art suprême"... fais attention je te surveille!
Thib › mercredi 11 mai 2005 - 13:49  message privé !
"Les violons de "Io Cantero per Te" ou l'orchestration chatoyante de "Il Canto dell'Amore" sont sans effets face à un pleurnicheur qui a de toute évidence oublié d'enlever les batteries du vibromasseur sur lequel il s'est empalé" oulà, violent ça!