Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesAAlphataurus › S/t

Alphataurus › S/t

cd | 5 titres

  • 1 Le Chamadere [Peccato d´Orgoglio] [12:18]
  • 2 Dopo L´Uragano [4:48]
  • 3 Croma [3:14]
  • 4 La Mente Vola [9:21]
  • 5 Ombra Muta [9:48]

extraits audio

  • Il y a des extraits audio pour ce disque. Vous devez être membre pour les télécharger : devenez membre.

enregistrement

Studio G, Gênes, Italie, 1973

line up

Michele Bavaro (chant), Alfonso Olive (basse), Pietro Pellegrini (claviers), Giorgio Santanderea (batterie), Guido Wasserman (guitare)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Je n'en ai pas encore fini avec le progressif italien. Mes amis intimes savent à quel point la seule évocation de mes origines me donne des boutons. Ce rejet viscéral m'embarasse puisqu'aujourd'hui je dois bien m'incliner face à l'effroyable vérité qui s'empare de moi à chaque fois que je m'expose aux vibrations de ces musiques vieillottes que l'on doit aux groupes progressifs transalpins des années soixante-dix. Comme si ce qu'ils exprimaient au travers de leurs compositions échevelées, comme si les paysages imaginaires ainsi matérialisés, avaient toujours été en moi et réveillaient en mon fort intérieur une culture, une histoire, à laquelle j'aimerais n'avoir aucun compte à rendre. Cette résonance dans l'indicible, ma réalité, n'est peut-être pas la vôtre. Mais j'aimerais tant y croire. Suis-je vieux jeu ? Si cela veut dire être sensible à des musiques fondamentalement organiques, audacieuses, stimulantes pour le corps et l'esprit, pleine de surprises et de subtilités, chapeauté par un romantisme bouillonnant, caractéristique irréfutable des origines latines, alors, oui, je suis vieux jeu. Le progressif, en soi, est difficile à définir tant il peut se revêtir de formes diverses. Mais quand on écoute un disque qui en possède tous les traits, tant d'évidences ne sauraient mentir ; impossible de ne pas se rendre compte à quel point il vibre d'une manère si différente de tout ce que l'on connaît. Le premier album d'Alphataurus est bien l'enfant de cette époque révolue. La date de péremption a beau avoir été largement dépassée, son impact reste toujours d'actualité. A l'image de son discours passionné. A l'image de sa pochette, triptyque d'apocalypse où la colombe de la paix largue ses bombes sur un monde délabré dont les seuls reliefs ont des formes de champignons nucléaires. Une violence ourdie, une colère justifiée face une déraison sans limite qui n'est que la première pierre d'achoppement de notre inéluctable fin, voilà ce que donne à entendre Alphataurus, avec un chanteur presque plus Ronny James Dio que nature (sur le très Jethro Tullien "Dopo L'Uragano"), aux interventions finalement très mesurée. Un profil bas affiché par le groupe au complet, plus attaché au sens profond qu'à la démesure. Ce disque s'adressera toutefois avant tout aux amateurs s'étant déjà essayé au style avec succès.

note       Publiée le mercredi 11 mai 2005

partagez 'S/t' sur les rseaux sociaux

ajoutez des tags sur : "S/t"

Vous devez être membre pour ajouter un tag sur "S/t".

ajoutez une note sur : "S/t"

Note moyenne :        3 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "S/t".

ajoutez un commentaire sur : "S/t"

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "S/t".

Coltranophile › mercredi 6 mai 2009 - 12:38  message privé !

Première écoute: "Une merde!". Deuxième écoute: "Une merde sympathique." Troisième écoute: "Une sympathique demi-bouse". Et à la quatrième, j'étais conquis en gros. Ce serait mentir de que de dire que ce disque est exempt de ses innombrables défauts. Parfois naïveté et ambition forment un bon mélange. Surtout quand les musiciens n'ont pas oublié le sens du mot "rock" au passage.

Note donnée au disque :