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Slint › Spiderland

6 titres - 39:31 min

  • 1/ Breadcrumb Trail (5:55)
  • 2/ Nosferatu Man (5:34)
  • 3/ Don, Aman (6:28)
  • 4/ Washer (8:50)
  • 5/ For Dinner... (5:05)
  • 6/ Good Morning Captain (7:39)

enregistrement

Chicago, USA, août - octobre 1990

line up

Todd Brashear (basse), David Pajo (guitare), Brian McMahan (guitare, chant), Britt Walford (batterie)

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
alternatif > emocore

Venez ! Venez vite, la séance est sur le point de commencer ! Quelques notes de guitare, comme la lumière sortie du projecteur, et le générique débute avec l'entrée de la section rythmique. La première scène installe l'action dans un paysage désolé sur pellicule noir et blanc, entre plaines désertiques et parking de supermarché déserté où les bourrasques de vent font tournoyer dans les airs les détritus qui jonchent le sol. Le narrateur est aussi le protagoniste de cette aventure, plein de poussières dans les yeux. Plein aussi d'une certaine amertume. Les titres s'enchaînent dans un décorum dépourvu de toute superficialité. Une basse qui gronde comme l'annonce d'une tempête à venir ("For Dinner..."). Deux guitares, une pour chaque oreille, l'une qui chante ses mélodies tristes et plaintives sur des arpèges intuitifs, l'autre qui l'accompagne dans des accords pafois douteux. Un disque aliénant. Un disque qui fait le vide autour de vous. Bref, un disque de solitude qui pense, à juste titre, que les sentiments les plus violents ont plus de force quand ils s'extraient du silence avec fracas. Avec "Spiderland", les Slint ne font pas seulement que nous délivrer leur second et dernier disque. Ils mettent surtout un point final à une histoire trop courte qui ne va pas pour autant se priver de jeter au passage les bases d'une esthétique bientôt délcinée en mille et une nuances par la respendissante scène alternative de Chicago. Un groupe en particulier parvint à perpétuer cette approche de la manière la plus fidèle qui soit, touchant à l'essence même de cette musique, et c'est June of 44. Même configuration, même approche, mais avec un son encore plus percutant et des musiciens techniquement plus compétents. Mais ce qui prime, c'est l'émotion, même si celle-ci ne véhicule pas nécessairement des sentiments volages. Menaçant, inquiétant, névrosé. Broyé par le poids des regrets. La pellicule s'emballe dans le tambour du projecteur. Elle se consumme par une trop forte exposition à sa chaleur. La lumière revient. Fin du film.

note       Publiée le mardi 10 mai 2005

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notes

Note moyenne        31 votes

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Fryer › samedi 2 mai 2020 - 20:30  message privé !

Ouais, ce passage là, il fait assez mal, et on ne doit pas être seuls

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nowyouknow › samedi 2 mai 2020 - 20:28  message privé !

Ça finit par craquer pour moi, le "I miss you" final. Grand album.

Note donnée au disque :       
boumbastik › samedi 2 mai 2020 - 18:00  message privé !

Excellent ce truc. Tout en retenue désabusée, en tension jamais résolue, sur le fil du rasoir.

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necromoonutopia666 › jeudi 10 juillet 2014 - 20:15  message privé !

@Kronh,ben déja rien que le lp de base est déja bien balèze, remaster sur vinyl 180g, code pour mp3 avec pleins d'inédits et d'outtakes,un dvd,vraiment coolos!

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Kronh › jeudi 10 juillet 2014 - 10:41  message privé !

Fichtre il m'interpelle ce remaster! La box quand à elle est déjà passée à plus de 300 boules.