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John Adams (b.1947) › Harmonium

10 titres - 73:31 min

  • HARMONIUM
  • 1/ I. Negative love (10:32)
  • 2/ II. Because I could not stop for death (9:41)
  • 3/ III. Wild nights (11:33)
  • 4 à 10/ choeurs extraits de THE DEATH OF KLINGHOFFER

enregistrement

Davies Symphony Hall, San Francisco, Etats-Unis, mars 1997.

line up

San Francisco Symphony, John Adams (direction), San Francisco Chorus, Vance George (direction).

remarques

En deuxième partie de ce disque figurent les choeurs extraits du deuxième opéra de John Adams, "The death of Klinghoffer", qui ne sont pas chroniqués ici.

chronique

Styles
musique classique
contemporain
post-moderne
Styles personnels
minimaliste

"Harmonium" est une oeuvre chorale de vaste amplitude, composée par John Adams au tout début des années 1980. L'influence de Steve Reich se ressent encore très fortement, quoique la singularité du Californien se manifeste déjà par une plus grande liberté dans l'orchestration et dans l'espace sonore donnés à sa musique. Adams a choisi de mettre en musique trois poèmes, un de John Donne et deux d'Emily Dickinson : il y est question d'amour, de métaphysique, et de mille autres choses encore, mais à vrai dire, on s'en fout un peu. Le problème avec cette oeuvre comme avec d'autres du même compositeur, c'est qu'elle se situe entre deux eaux, et qu'elle laisse l'auditeur sur une impression assez mitigée. Le premier mouvement rappelle beaucoup "Music for 18 musicians" de Reich, matiné d'une progression qui gonfle les harmonies et le volume sonore. C'est beau, impressionnant, mais pas totalement convaincant. Le deuxième mouvement, une méditation au tempo très lent, me laisse totalement froid : absence de caractérisation stylistique, manque d'inspiration... je m'y ennuie ferme. Heureusement, on se rattrappe un peu avec "Wild nights", qui démarre avec une basse sortie des profondeurs, des moteurs rythmiques qui se déchaînent dans les cordes plus aiguës, puis le reste de l'orchestre qui fait enfler le tout pour aboutir à un chant orgasmique... Percussions et cuivres sont à la fête. Ca se termine sur une note pulsée beaucoup plus douce et apaisée, qui accompagne assez bien le texte. Mais bon, je pense que mon manque d'inspiration pour écrire cette chronique est en partie dû au manque d'inspiration du compositeur. Alors arrêtons-nous là.

note       Publiée le samedi 30 avril 2005

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