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John Adams (b.1947) › Concerto pour violon

7 titres - 58:30 min

  • VIOLIN CONCERTO
  • 1/ Part I. (14:56)
  • 2/ Part II. Chaconne: "Body through which the dream flows" (11:31)
  • 3/ Part III. Toccare (7:40)
  • 4 à 7/SHAKER LOOPS

enregistrement

Abbey Road Studios, Londres, Angleterre, juin 1994.

line up

Gidon Kremer (violon), London Symphony Orchestra, Kent Nagano (direction).

remarques

Shaker Loops, seconde pièce de ce disque, est chroniqué à part.

chronique

Le concerto pour violon de John Adams est un autre de ses morceaux de bravoure, et sans aucun doute un fer de lance dans le répertoire de Gidon Kremer, qui n'a pas son pareil pour défendre les compositeurs de son temps avec toute la virtuosité requise. Et de la virtuosité, ici, il en faut. Nous sommes très loin de l'univers violonistique de Philip Glass, qui, dans son propre concerto pour violon, laissait encore transparaître dans un apparat "classique" ses boucles répétitives, hypertonales et volontairement "simples". Le seul point commun entre ces deux oeuvres est leur respect de la forme conventionnelle en trois mouvements (d'ailleurs, j'incline parfois à croire que peut-être, Boulez a raison, et que ces soi-disant avant-gardistes ne seraient en fait que des hommes du passé - mais bon, on s'en fout, d'autant plus que ce qui m'intéresse moi c'est mon plaisir d'écoute, et pas de faire de l'histoire de la musique). Donc, disais-je, tout est différent ici : ce concerto date de 1993 et vous ne trouverez quasiment aucun reliquat de musique répétitive. Les influences qui priment, ce sont Stravinsky et Schönberg. Il s'agit de musique moderne avec un orchestre traditionnel et un violon qui joue une mélodie aux chromatismes et autres dissonances des plus envoûtantes, à laquelle se mêlent parfois de discrets drones électroniques (fin du premier mouvement, début du second), qui renforcent encore l'émotion procurée par cette pièce très "classique" au demeurant. Car émotion il y a, comme souvent chez John Adams, qui est capable d'autre chose que de ses brillants clins d'oeil post-modernes auxquels il manquerait un soupçon d'âme : c'est le cas notamment dans le sublime mouvement lent ("Body through which the dream flows", que voulez-vous que je rajoute à ça ?), dans lequel la ligne interprétée au violon se déploie dans des volutes ensorcelantes. Le premier mouvement est de très grande facture aussi, quoique moins étourdissant que le troisième, très rapide (tiens donc !), dominé par un motif assez bref entrecoupé de mille variations virtuoses, bientôt relayées par le déchaînement de l'orchestre (auquel, rappelons-le, John Adams est capable de donner des scintillations beaucoup plus brillantes que son confrère Glass, quoique moins originales). Bref, tout cela est du grand art. Comment avez-vous dit ? Il n'y pas de caractère novateur, ni expérimental ? Eh bien non, c'est juste une excellente pièce concertante composée à la fin du XXème siècle, et c'est déjà pas si mal.

note       Publiée le mardi 19 avril 2005

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Les.Mondes.Gothiques › mercredi 20 avril 2005 - 08:19  message privé !
hUMMMmmMmMmm .. . plUTôT épILATioN ... .
Les.Mondes.Gothiques › mercredi 20 avril 2005 - 08:18  message privé !
SCAriFIcatIONS ?? ... . ????
Arno › mercredi 20 avril 2005 - 02:31  message privé !
... Avec un peu d'esprit mal placé... Belle pochette...