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Shub-niggurath › Les morts vont vite

  • 1997 • Musea GA 8613.AR • 1 CD

6 titres - 51:28 min

  • 1/ Incipit Tragaedia (15:46)
  • 2/ Cabine 67 (5:55)
  • 3/ Yog sothoth (12:27)
  • 4/ La ballade de lénore (8:58)
  • 5/ Delear prius (4:03)
  • 6/ J'ai vu naguère en peinture les harpies ravissant le repas de phynée (4:19)

enregistrement

M.S.R. studio, Paris, France, mars 1986

line up

Alain Ballaud (basse), Franck Coulaud (batterie), Franck W.Fromy (guitare et tôle électrique), Jean-Luc Herve (piano, orgue et harmonium), Ann Stewart (voix), Véronique Verdier (trombone), Michel Kervinio (batterie et percussions)

remarques

chronique

Styles
progressif
rock in opposition
Styles personnels
avant garde > expérimental > rock in opp

Certes, on ne peut pas dire que le débat fait rage mais la question, même implicitement, a souvent été posée. A quoi identifie-t-on une musique "gutsienne", une musique sombre et experimentale ? Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, de nombreux exemples me viennent à l'esprit. Et il ne s'agit pas necessairement d'Emperor, voire d'Opeth. Une fois encore, la noirceur, le malaise, l'urgence sont du domaine publique et non pas la chasse gardée de quelques groupes de poilus scandinaves. Tenez, Shub-Niggurath, par exemple. Rien que ce nom évoque instantanément l'effroi. Quoi de plus normal ; ce n'est autre que la terrible déesse de la fertilité, au visage de brebis noire, si noire, dépeinte dans l'oeuvre de H.P. Lovecraft. Ce groupe français ne pouvait pas choisir nom plus approprié pour identifier leur musique qui sied comme un gant à l'univers décrit dans les pages de "L'appel de Ctuhlu". C'est donc bien d'une musique sombre qu'il s'agit. Comme sortie des méandres d'un esprit malade, comme enregistré dans les caves d'un château hanté ; chaque son, chaque notes évoquent autant d'images de souffrance et de calvaire. Une lente et douloureuse agonie. Une torture aussi physique que psychique. Une voix féminine est tout de même là pour apporter un contrepoids à cette gravité ; un appel angélique dirions nous dans notre quête d'absolu... Mais ne serait-ce point plutôt le perfide stratagème d'un démon déguisé ? Mes potes qui ne connaissaient pas et qui rêvaient de trouver les musiques ad hoc pour agrémenter leurs soirées jeu de rôles n'en démordent plus. Si le pari est gagné, si Shub-Niggurath se montre à la hauteur et rend hommage à toute l'horreur qu'il est sensé incarner, le niveau d'attrocité maximal ne sera toutefois pas atteint avant la publication suivante...

note       Publiée le mardi 6 novembre 2001

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Note moyenne        6 votes

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Raven › jeudi 3 décembre 2015 - 21:28  message privé !
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C't'ambiance mes aïeux... "Yog Sothoth" !

Note donnée au disque :       
vincenzo › mardi 5 novembre 2013 - 17:10  message privé !

D'accord !

docteur.justice › lundi 4 novembre 2013 - 22:55  message privé !

plus noir que vous ne pensez...

Twilight › dimanche 10 janvier 2010 - 23:39  message privé !
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Encore une découverte hors de mon champ habituel grâce à Guts...ce que j'en ai entendu est effectivement très fort! Enthousiasmé, je viens de commander cette galette.

Hymnos › samedi 12 novembre 2005 - 21:13  message privé !
C'est vrai que là, on ne rigole pas beaucoup… Ce qui est encore plus effrayant, c'est le dépouillement de leur musique : ici, pas d'artillerie ou d'effets grand guignol genre Devil Doll, mais seulement quelques spectres échappés d'un cimetière oublié… Bbbbrrrrrrr…