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Can › Flow motion

7 titres - 37:07 min

  • 1/ I Want More (3:37)
  • 2/ Cascade Waltz (5:43)
  • 3/ Laugh Till You Cry Live Till You Die (6:38)
  • 4/ And More (2:51)
  • 5/ Babylonian Pearl (3:32)
  • 6/ Smoke [Ethnologial Forgery Series No. 59] (5:20)
  • 7/ Flow Motion (10:29)

informations

Inner Space Studio, Cologne, Allemagne, 1976

line up

Holger Czukay (basse, chant), Michael Karoli (guitare, guitare slide, effets, chant), Jaki Liebezeit (batterie, percussions, chœurs), Irmin Schmidt (claviers, chant)

chronique

  • kraut rock > new wave

Les délires de fumette, Can ne les a jamais abandonnés à vrai dire. Seulement, ceux qu'ils pratiquent aujourd'hui paraissent bien inoffensif au regard de leurs manifestes passés parfois bien secoués. "Flow Motion" ressemble à un disque de... mmmh... voyons... disco reggae psychédélique (?!) si jamais quelque chose dans ce goût là est seulement imaginable pour vous... "I Want More" qui déboule en entrée sonne comme du Telex et du Talking Heads réunis. Oui, plus on s'enfonce dans la partie houleuse de la discographie du groupe teuton (et encore, il y aura pire), plus le lien avec "Remain in Light" semble évident. Qu'est-ce à dire ? Cet album des Talking Heads est pourtant grandiose. Oui, seulement, Can nous a offert nettement mieux à entendre. Et puis, "Flow Motion" est franchement inégal. C'est surtout ça. "Cascade Waltz" concrétise une autre espèce d'aberration musicale, à savoir un jeu de guitare slide country sur une rythmique reggae ! Étonnant et drôle (quoi que), mais surtout inapproprié. Finalement, il n'y a que "And More", qui valide toujours d'avantage l'option new wave de la bande à David Byrne avec sa ribambelle de percussions colorées, ou l'ouvertement tribal "Smoke", façon "From Where Its Roots Run" en accéléré, qui parviennent à séduire durablement. Il faudrait peut-être encore pointer la plage titre qui, même si elle arbore elle aussi les dégradés chatoyants des chemises à fleur jamaïquainnes, porte en elle un élément plutôt trouble où guitare hendrixienne et claviers scintillants dialoguent de longues minutes durant comme si la neige venait à s'abattre sur la plage. Du reggae, fin soixante-dix, tout le monde en a tâté, de 10CC à Van Der Graaf Generator, de The Police à Frank Zappa. Mais pour sûr, un reggae au faciès d'ectoplasme aussi prononcé, vous n'en rencontrerez nulle part ailleurs que sur ce "Flow Motion" franchement moyen. Si jamais vous devez écouter un Can, ne commencez pas par celui-ci. A moins que vous vouliez volontairement vous en dégoûter...

note       Publiée le mardi 19 avril 2005

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    Je l'aime bien cet album ! Et le reggae dub de l'album de l'ouest est une piste tout à fait intéressante, comme en témoignent les collaborations d'Holger Czukay avec Jah Wobble (Rome remains rome, Snake charmer, Full Circle), et le fabuleux Rastakraut Pasta de Moebius et Plank (un peu plus d'une moitié du "duo" CLUSTER !!!)

    aur Envoyez un message privé àaur

    Smoke Ethnologial Forgery Series No. 59 ; ce qualificatif lourd de sens orne aussi Unlimited Edition, album regroupant demos aventureuses de différentes époques du groupe (Cf la compil Canibalism).

    COLDSTAR Envoyez un message privé àCOLDSTAR
    I want more! J'avais vu un extrait de la prestation de Can au "Top of the Pops" de l'époque! (enfin, une rediff', j'suis pas si vieux) Ah là là!