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Cheval De Frise › Fresques sur les parois secrètes du crâne

10 titres - 35:02 min

  • 1/ Lucarnes des Combles (4:25)
  • 2/ Bora Lustral (3:57)
  • 3/ Le Puits (2:00)
  • 4/ Deux (3:55)
  • 5/ Nappes Ductiles (3:16)
  • 6/ Songe de Perte de Dents (5:09)
  • 7/ Fresques sur les Parois Secrètes du Crâne (4:04)
  • 8/ L'agonie dans le Jardin (3:53)
  • 9/ Phosphorescence de l'Arbre Mort (1:15)
  • 10/ Chiendent (3:08)

enregistrement

Studio Black Box, Bordeaux, France, septembre 2002

line up

Thomas Bonvalet (guitare), Vincent Beysselance (batterie)

remarques

chronique

Styles
rock
Styles personnels
post rock > math rock

Et Bordeaux égalise ! Un partout... "Fresque sur les Parois Secrètes du Crâne", deuxième album de Cheval De Frise, est non seulement un net progrès vis-à-vis de leur premier opus mais avant tout la confirmation tant attendue d'un talent et d'une optique fascinante qui, à ma connaissance, n'a, pour l'heure, pas d'égal. Si les Nantais de Chevreuil s'inscrivent en droite ligne de la scène math rock de Chicago, Cheval De Frise a la prétention - et les capacités - d'aller au-delà d'un langage qui semblait circonscrit à sa seule puissance de feu. A l'image de Chevreuil, les Bordelais évoluent également en duo, mais pas de démultiplication de notes ici, c'est plutôt l'effet inverse qui est précisément recherché... Vincent Beysselance assure le rôle de batteur. Sa force ne réside pas dans la tonitruance de son jeu, mais dans son choix de dynamiques contrastées et cette manière si particulière qu'il a d'amener le rythme au détour de décomptes asymétriques au potentiel de séduction instantané. Les balais sont souvent mis à contribution. Des balais ? Et ça se veut rock ? Oui Monsieur... Thomas Bonvalet joue de la guitare électro-acoustique et porte ainsi sur ces frêles épaules la signature d'un groupe unique. Il lui ouvre tout un monde de nuances qui jusque là était resté à l'écart des nombreux adeptes des mathématiques appliquées, de part et d'autre de l'Atlantique. Des odeurs estivales emplissent l'air, le romarin, la lavande, des paysages montagneux sortent de terre, entre Galice et Andalousie, portés à bout de bras par une guitare flamenco pervertie aux inclinaisons jazz avant gardiste qui aurait fait collaborer Paco De Lucia avec Derek Bailey plutôt qu'avec John McLaughlin. Bien sûr, le ton monte aussi à quelques reprises, les pédales d'effets ne sont jamais très loin, mais ce choix judicieux de ne pas privilégier la puissance pour la puissance en rend les rares interventions beaucoup plus marquantes et décisives. Un disque réfléchi, abouti et senti.

note       Publiée le jeudi 14 avril 2005

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Spektr › vendredi 19 décembre 2008 - 18:15  message privé !

A peine... :P

Note donnée au disque :       
Potters field › mercredi 5 mars 2008 - 14:39  message privé !
ils sont forts ces cons...
Slugbait › vendredi 7 octobre 2005 - 09:58  message privé !
C'est vraiment pas mal, ce truc, à découvrir !
reapie de maïs › jeudi 14 avril 2005 - 17:12  message privé !
Cheval de Frise sur Guts, quel bonheur ! Un album en effet superbe, surprenant car mêlant de nombreuses influences, et y ajoutant une bonne dose de technique et de mesures complexes, avec une finesse incomparable. Petit bémol, la qualité du son n'est pas transcendante, contrairement à celle des compositions ! :p Dommage que ce groupe fantastique ait splitté en août dernier... Enfin bon, les bordelais nous laissent un mini CD posthume ("La lame du mât")qui vient de sortir chez Ruminance, et que j'attends avec impatience d'écouter. Et pour plus de folie et de technique encore (au détriment d'une certaine finesse), les américains de Yowie, signés chez Skin Graft, sont aussi très forts.
Note donnée au disque :