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Philip Glass (1937) › Kronos Quartet performs Philip Glass

  • 1995 • Nonesuch 7559-79356-2 • 1 CD

18 titres - 68:31 min

  • QUATUOR A CORDES N° 5 (21:53) - 1/ I (1:11) - 2/ II (3:00) - 3/ III (5:28) - 4/ IV (4:38) - 5/ V (7:36) - QUATUOR A CORDES N° 4 (Buczak) (23:01) - 6/ I (7:54) - 7/ II (6:18) - 8/ III (8:38) - QUATUOR A CORDES N° 2 (Company) (7:24) - 9/ I (2:09) - 10/ II (1:34) - 11/ III (1:28) - 12/ IV (2:04) - QUATUOR A CORDES N° 3 (Mishima) (15:30) - 13/ 1957-Award montage (3:27) - 14/ November 25-Ichigaya (1:19) - 15/ 1934-Grandmother and Kimitake (2:41) - 16/ 1962-Body building (1:40) - 17/ Blood oath (3:11) - 18/ Mishima/Closing (2:56)

enregistrement

Skywalker Sound, Marin County, Californie, Etats-Unis, août 1993.

line up

Hank Dutt (Kronos Quartet) (alto), David Harrington (Kronos Quartet) (violon), Joan Jeanrenaud (Kronos Quartet) (violoncelle), John Sherba (Kronos Quartet) (violon)

remarques

chronique

Le quatuor à cordes "classique"... voilà bien un genre qui ne supporte pas la médiocrité. Quand on se lance là-dedans, on doit assumer l'héritage écrasant de Haydn, Beethoven, Schubert, Bartok, Chostakovitch, entre autres... autant de legs monumentaux laissés à l'histoire de la musique. Et puis, il y a dans le quatuor une intimité, une douleur quasiment inhérentes à cet "instrument", qui en fait une exigence d'ascèse musicale autant que d'excellence. Toutes les lignes y sont mises à nu, c'est impitoyable. Alors, inutile de le cacher, Philip Glass n'est pas ici dans son élément : son langage musical, qu'il tente de fondre dans le moule d'un certain néo-classicisme, s'avère d'une pauvreté décevante. O certes, tout n'est pas déshonorant, loin de là : les envolées lyriques du quatuor n° 5, les surprenantes sinuosités du mouvement central du quatuor n° 4 ainsi que son émouvant final, dans lequel les procédés répétitifs de l'Américain apparaissent plus clairement, ne manquent pas de noblesse... Toutefois, on a souvent bien du mal à identifier la mécanique des arpèges de Glass. C'est d'ailleurs là que le bât blesse, parfois : il n'y a pas assez de musique répétitive pour faire de ces pièces des compositions véritablement originales (encore moins expérimentales), et il n'y a pas non plus assez de génie pour en faire des oeuvres remarquables dans ce genre si exigeant. Autrement dit, vous risquez d'être déçus dans tous les cas : que vous aimiez Glass ou que vous aimiez les quatuors à cordes. Le disque vaut surtout pour les quatuors n° 4 et 5 ; les deux autres étant anecdotiques, quoique leur ambition moins prononcée en fait peut-être des pièces somme toute plus appréciables. Mais tout est ici un peu trop statique ; cela manque de déchirements, d'explosions, d'audaces... Non, rien à faire, même si, je le répète encore une fois, tout ça se laisse entendre sans déplaisir, je ne puis me résoudre à donner un satisfecit à Glass pour ces pièces. Et quand on songe au catastrophique "Dracula", qui s'ensuivra, on se dit que le compositeur aurait mieux fait de s'arrêter là dans le domaine du quatuor.

note       Publiée le mercredi 13 avril 2005

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Tacrolimus › jeudi 10 novembre 2016 - 15:45  message privé !

Assez d'accord avec Daï, ces quatuors sont très méritants, très chargés émotionnellement, ils font du bien de part leur immédiateté, comparativement à des œuvres plus arides et plus complexes comme les incontournables quatuors de Chostakovitch ou Bartók. Un vrai Yaourt sucré qui hydrate les tympans.

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daï › samedi 25 août 2007 - 00:34  message privé !
Difficile de concilier les goûts et les couleurs... mais qand même, ce disque est un petit bijou qui vous prend aux tripes. A écouter très fort.
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Trimalcion › samedi 23 avril 2005 - 00:45  message privé !
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Dracula, j'ai eu la chance de le voir interprété à l'auditorium de Lyon : le film de Tod Browning passait sur un écran, tandis que le quatuor Kronos et Glass aux claviers jouaient en direct dessus. Mais pourtant rien à faire, je trouve ça beaucoup trop plat.
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Nicko › vendredi 22 avril 2005 - 22:40  message privé !
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moi, je l'aime bien le "Dracula" de Glass. Bon, c'est pas non plus génial, mais c'est écoutable. Bon après, je ne connais rien d'autre de Glass (à part un titre du "Low symphony")