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Doctor Nerve › Every screaming ear

20 titres - 51:52 min

  • 1/ Nerveware No. 8 (2:43) - 2/ Splinter (2:27) - 3/ Money Where Your Mainz Is (0:57) - 4/ Wir Sind Dickhauter Didkovsky (1:48) - 5/ Where Mainz Is Your Unna (1:03) - 6/ Unnas Rumpus (0:57) - 7/ Sister Cancer Brother Dollar (2:30) - 8/ Armed Observation (2:28) - 9/ Nerveware No. 3 (4:11) - 10/ Preaching to the Converted (5:28) - 11/ Beta 14 Ok (1:44) - 12/ Nothing You Can Do Phone Me (0:04) - 13/ Nerveware No. 1 (0:29) - 14/ Dumb Deconstruction (5:09) - 15/ They Were as If They Also Which Pierced Him (2:23) - 16/ Spy Boy (3:11) - 17/ Pain Waits Until 5 PM (6:34) - 18/ Verily Steaming Aria (0:43) - 19/ Out to Bomb Fresh Kings (1:29) - 20/ When It Blows Its Stacks (5:34)

enregistrement

titre 1 : White Recital Hall, USA, 15 mai 1996 - titres 2, 9, 13, 14 & 18 : The Knitting Factory, New York City, USA, 29 mai 1992 - titres 10 & 11 : Manda La 2, Tokyo, Japon, 4 août 1996 - titre 19 : The Paradox, Tilburg, Hollande, 20 janvier 1992 - titre 20 : World Studios, USA, juin 1996 - tous les autres titres : Studenten Haus, Mainz, Allemagne, 18 octobre 1992

line up

Dave Douglas (trompette, truc baryton), Isso Yukihiro (flutes shino-bue et nok-kan), Greg Anderson (basse), Leo Ciesa (batterie), Nick Didkovsky (guitare, chant), Yves Duboin (saxophone soprano, cris), Rob Henke (trompette, chant), Michael Lytle (clarinette basse), Marc Wagnon (vibraphone), Christine Brebes (violon), Jeffrey Ruckma (accordéon), Rev.Dwight Frizzell (clarinette), Dr.Thomas Aber (clarinette basse), Leah Hokanson (piano), Jan Faidley (saxophone baryton), Mark Lowry (percussions), P.Alonzo Conway (contrebasse), Jon Nelson (trompette), Josef Burgstaller (trompette), Daniel Grabois (trompette), Benjamin Herrington (trombone), Raymond Stewart (tuba), John Ferrari (marimbas), Natsuki Kido (guitare), Shuichi Hidano (wa-daiko)

remarques

chronique

Styles
jazz
progressif
rock
Styles personnels
avant garde

Second album en concert pour "Doctor Nerve", déjà, alors que cela fait maintenant plus de dix ans qu'ils partagent la destinée du label Cuneiform. "Every Screaming Ear" est toutefois plus intense et apporte de nouvelles pistes là où son prédécesseur "Did Sprinting Die ?" qui, en dehors d'illustrer - cela va de soi - leur performance en concert de certains de leurs titres les plus emblématiques (dont "Spy Boy" que l'on retrouve ici), avait pour intérêt premier de nous permettre de se familiariser au processus de composition instantané par le biais de ses trois pièces générées par informatique. D'ailleurs, "Skin" se clôturait déjà sur une pièce ("Our Soldiers Are Soft Pianos") où le rôle de l'homme, à part celui de programmateur, ne se limitait plus finalement qu'à celui de presser ou non sur le bouton. "Every Screaming Ear" ratisse large et revisite l'ensemble de la discographie du Docteur ; aucun album n'est oublié, du no wave de "Out to Bomb Fresh Kings" (et leur version explosive de "Spy Boy") aux prémices Nervien (moultes extraits de "Armed Observation" et "Beta 14 Ok"), sans oublier bien entendu le fédérateur "Skin". Mais la musique écrite par Didkovsky a bien de la peine à dissimuler un être fondamentalement torturé, incapable de tenir en place ou de se satisfaire du strict minimum. Aussi "Every Screaming Ear" nous propose d'écouter certains de ses titres dans des formules inédites, interprétés par d'autres, apportant de nouvelles perspectives à un groupe qui n'en manquait pourtant pas. Ainsi, Didkovsky se fait plaisir en faisant rugir sa six cordes aux côtés du Isso Yukihiro Group qui donne sa version pour le moins étonnante des très électriques "Preaching to the Converted" et "Beta 14 Ok", à renfort de flûtes et de percussions traditionnelles ! C'est Doctor Nerve au complet qui vient partager l'affiche avec le Meridian Arts Ensemble pour le décidément fort prisé "When It Blows It Stacks" de Captain Beefheart auquel leur musique se prête finalement très bien. Et puis, le guitariste américain confie à l'ensemble NewEar le soin de s'attaquer à l'impossible "Nerveware No. 8", tout en acoustique, renforçant l'effet musique de chambre de cette composition mathématique. La rage iconoclaste presque primesautière incarnée par les guitares de "Skin" fait donc défaut sur ce live pas comme les autres, ce qui n'empêche pas Doctor Nerve de se donner sans compter ("Out to Bomb Fresh Kings" où punk et musique contemporaine copulent à la vitesse de l'éclair). "Every Screaming Ear" procède plus volontiers à un désossement appliqué de leur histoire pour en révéler la substantifique moelle.

note       Publiée le samedi 9 avril 2005

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