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Hector Zazou › 12 (Las Vegas is cursed)

12 titres - 55:23 min

  • 1/ I Can't Hear You (4:50)
  • 2/ Channel 12 (5:30)
  • 3/ Her Eyes are a Blue Million Miles (4:17)
  • 4/ Still Moving in Fear (4:40)
  • 5/ Sandwiched 1 (4:46)
  • 6/ Sandwiched 2 (1:14)
  • 7/ Sombre [Le Submarine] (5:25)
  • 8/ God Believes in Showbiz (6:23)
  • 9/ Accident of Love (5:04)
  • 10/ I Saw You Fall (5:00)
  • 11/ Excuse Me [if i'm sad] (4:18)
  • 12/ Squawk 2 (3:56)

enregistrement

Paris, France / Londres, Angleterre / Seattle, Los Angeles, USA / Coimbra, Portugal / Loro Ciuffenna, Italie / Amsterdam, Hollande, 1999

line up

Sandy Dillon (chant), Lisa Germano (harmonica), Pat Mastelotto (batterie, loops), Marc Ribot (guitare), Bill Rieflin (batterie, loops), Porl Thompson (guitare), Hector Zazou (programmation, claviers), Renaud Pion (saxophones, clarinette, flûte), Christian Lechevretel (trompettes, trombones), Peter Bonjobi (percussions, batterie), David Play (guitare napolitaine), Steve Bywater (guitare), Lone Kent (guitare), Daniel Yvinec (contrebasse), Justin Adams (guitare), Mathias Desmier (guitare), Patrick Morgenthaler (midi explorer), Pierre-Alain Goualch (Fender Rhodes), Lorenzo Tommasini (loops), Castello Brass Ensemble

remarques

chronique

Malin comme un singe, rusé comme un renard, Hector Zazou a depuis longtemps jeté l'éponge en tant que compositeur pour se concentrer sur sa carrière de producteur avisé, usant et abusant de son copieux carnet d'adresse pour organiser de gigantesques gangbangs musicaux. C'est qu'il faut faire attention où on s'assoit ici, on risque de vite se faire embrocher sans s'en rendre compte... D'ailleurs, ouille, j'ai bien failli me faire avoir. Depuis "Sahara Blue", Zazou a multiplié les expériences de ce genre, réquisitionnant à bon escient les généreux organes d'artistes à la respectabilité inoxydable, parfait bouclier pour ne souffrir d'aucune critique malvenue. Au gré de ses multiples travaux, et fort d'un accueil toujours limite condescendant, Zazou a avant tout trahi sa volonté à vouloir rester une figure de premier plan, même si c'est dans le giron de musiques un peu plus souterraines. Effet pas nécessairement néfaste quand il sert les intérêts d'un groupe de personnes ayant la conviction profonde de faire partie de l'intelligentsia. A force, ayant développé une connaissance quasi intuitive du sens dans lequel il fallait lustrer le poil, Zazou ne rate jamais une occasion pour se mettre en évidence en agitant comme faire valoir le dernier pantin à la mode qui va lui garantir presqu'instantanément les colonnes de tous les magazines bien en vue. Par respect pour Sandy Dillon, je me devais d'écouter "12 (Las Vegas is Cursed)". Mais Zazou est égal à lui-même. Il nous balance une nouvelle supercherie dont il a le secret, au pédigrée canon. Cette musique ne raconte rien. Elle est vide. Pleines d'effets et de boursouflures inutiles. Même si Zazou laisse ici de côté ses tendances vaguement Dead Can Dance au profit d'autres plutôt Zoydienne, cette suite de titres se distingue par une absence totale d'âme. Pis ; elle compromet une artiste unique dans un monde trop artificiel pour elle. Encadrée par une ribambelle de musiciens studios d'envergure internationale, Sandy Dillon est en réalité bien seule, orpheline de ses musiciens qui avaient, eux, un vrai respect du chaos. "- Quelle est la chose que tu préfères au monde ?" "- L'argent" "- Pourquoi l'argent ?" "- Pour acheter des disques". Tout est dit dès les premières secondes du disque... "12" n'a pour but en effet que de compléter la collection de quelques snobs qui n'ont jamais rien vu d'autre en la musique qu'un moyen de paraître en société.

note       Publiée le vendredi 8 avril 2005

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