Vous êtes ici › Les groupes / artistesMJackie McLean › A fickle sonance

Jackie McLean › A fickle sonance

6 titres - 35:16 min

  • 1/ Five Will Get You Ten (7:06)
  • 2/ Subdued (5:54)
  • 3/ Sundu (4:54)
  • 4/ A Fickle Sonance (6:49)
  • 5/ Enitnerrut (5:47)
  • 6/ Lost (4:48)

enregistrement

Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey, USA, 26 octobre 1961

line up

Sonny Clark (piano), Billy Higgins (batterie), Jackie Mclean (saxophone alto), Tommy Turrentine (trompette), Butch Warren (contrebasse)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné 24-bit japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
jazz modal

En rock, on parlerait de cet album en terme de disque de transition. Sauf que la transition, si elle se déroule vraiment, on a bien du mal à en prendre pleinement conscience. Neuf mois après les sessions de "Bluesnik" où McLean semblait indiquer qu'il avait l'intention de rivaliser avec Joe Henderson plutôt qu'avec Ornette Coleman, peu de choses ont changé dans l'approche générale du bonhomme sur ce "A Fickle Sonance" qui porte lui aussi décidément bien son nom. Inconstant, l'album l'est indubitablement, tiraillé, comme son auteur, entre deux choix peut-être difficiles à concilier. Ôtez de ce disque sa plage titre et vous tenez là une suite exemplaire à "Bluesnik", à savoir un nouveau disque bâti sur l'échelle modale, guidé cette fois par Sonny Clark, le pianiste cinq étoiles évoluant comme un poisson dans l'eau dans ce genre d'atmosphères ("Five Will Get You Ten" et plus encore, "Sundu"). Le trompettiste Tommy Turrentine s'amuse avec le faussement mystérieux "Enitnerrut" pendant que McLean ne sait pas trop sur quel pied danser. Comme je le disais plus haut, exception faite de sa plage titre (une des rares contributions du bandleader sur ce disque avec "Subdued"), presque rien ne laisse deviner l'orientation free qui demeure pourtant toujours aussi vive dans l'esprit du saxophoniste. C'est d'ailleurs le seul titre où Billy Higgins, transfuge du quartette d'Ornette Coleman, retrouve les réflexes qu'on lui connaît, sorte de développement toujours plus complexe d'un mode d'écriture entamé avec "Quadrangle" sur "Jackie's Bag". Tout au long de cette petite demi-heure, Higgins endosse le costume du parfait bopeur comme au premier jour, un contre-emploi d'autant plus étonnant quand on songe qu'il sera, aux côtés de Jackie McLean lui-même, un des quatre artisans à nous apporter l'explicite "Let Freedom Ring", son prochain album et premier vrai tournant en profondeur, qui va rapidement faire effet boule de neige sur le reste de sa carrière discographique.

note       Publiée le jeudi 7 avril 2005

réseaux sociaux

dernières écoutes

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "A fickle sonance".

notes

Note moyenne        2 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "A fickle sonance".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "A fickle sonance".