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Domenico Solazzo › Oblivion

9 titres - 50:57 min

  • 1/ Fake grey matter
  • 2/ The lie
  • 3/ Led lung
  • 4/ Drop me
  • 5/ Columns of fire
  • 6/ Psoriasis
  • 7/ Res ipsa loquitur
  • 8/ My hell your aim
  • 9/ Of human waste

extraits audio

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enregistrement

Guitare enregistrée en Aout 2004, sauf 9 en novembre 2004 au sutdio godess, Bruxelles, Belgique. Batterie et Saxophone enregistrés en octobre 2004 au studio Novanoïs, Bruxelles, Belgique. Post production et overdubs par Domenico Solazzo, décembre 2004.

line up

NK (alto saxophone); DS (batterie, guitares, claviers, violon, samples)

remarques

Domenico Solazzo publie simultanément deux disques : "Remembrances" et "Oblivion" illustrant "(...) chacun deux aspects diamétralement opposés mais que j'ai voulu complémentaires, un bon et un mauvais côté, le ying et le yang. "Oblivion" est sensé représenter la face la plus obscure de ce tir groupé. Essentiellement articulé autour d'improvisations échevelées enregistrées à la guitare electrique, au saxophone alto et à la batterie, les merveilles du montage audio m'ont permi (...) de simuler la rencontre imaginaire de trois musiciens participant à une jam qui n'a jamais existé!" D.Solazzo

chronique

Styles
rock
ovni inclassable
Styles personnels
chaotique

L'angoisse... c'est par là que ça commence. Un son profond et noir qui gonfle peu à peu. Puis les trois musiciens imaginaires rentrent, un à un, le saxo qui pousse des cris, qui vagit, la guitare qui dissonne, sature à l'excès et déchire les tympans... la batterie, qui entre deux rythmes impitoyables lancés avec rage, joue des ambiances cymbales et des inquiétudes toms. Peu à peu l'angoisse se change en malaise, en aggression. Car plus on avance dans l'Oubli, et moins les notes chantent, plus elles se heurtent, plus elles se gênent, jusqu'à devoir chacune hurler pour se faire entendre, pour exister au milieu d'un gigantesque vacarme lardé de hurlements d'instruments. Domenico à la guitare, Solazzo à la batterie et NK (??) au saxophone se connaissent si bien qu'ils n'ont pas l'intention de se suivre... non, ça serait trop facile, et on sait que notre homme n'aime pas ça. Plus structuré, sinon audible, "The lie" ne nous fera l'offrande que d'un rythme et d'un riff qui semble marcher ensemble, le reste est étranger, dissonances et excès, bruitisme. Ce "Jam" schyzophrène qui s'articule autour de passages lourdissimes de rock post-apocalyptique ne quittera jamais les rivages de l'insuportable, du hurlé, du craché à la gueule, il élève la destruction au rang de but suprême, affirme sa malice consciente lors d'apothéose d'excès sonore. L'oubli comme antithèse des souvenirs, selon le voeux de notre homme avec ses deux offrandes, "Oblivion" n'est donc pas étranger au malaise diffusé par son double, mais il l'exprime, à l'opposé de la douceur ambigüe de ce dernier, par le chaos, le bruit et la fureur. 50 trop longues minutes de saxo qui dégueule, de grave ventrus en aigus déchirants, d'une guitare en fusion sans mélodie aucune le plus clair de son temps, d'une batterie qui martele comme si donner un rythme et une force à tout ça pouvait avoir du sens. Des textures oppressantes et de multiples samples, dialogues, bruits, habillent de leur présence cette longue et rude errance. Quelques oasis atmosphériques ont le culot de s'ouvrir à nous, de nous faire voir le ciel durant quelques instants et on se prend à rêver que Domenico a retrouvé l'esprit; ainsi "Psoriasis" et sa longue progression initiale. Mais non, Solazzo a bel et bien produit un disque de pure déraison, justement nommé "Oblivion". Un disque où il faut s'en aller chercher les instants prophétique au milieu du vacarme, les rencontres soudaines au plus profond du bruit, les sentiers carrossables en plein coeur des orties. Ce qui n'est malheureusement pas particulièrement agréable, et, même si j'ai peine à le dire, pas assez payant. "Of human waste", plus de dix minutes à la guitare, est LA véritable réusite de ce disque, tour à tour étoilée, intriguante puis destructrice. Quand je vous dis que l'artiste n'est à l'aise que lorsqu'il est seul : il suffit qu'il s'imagine être trois pour que ça ne soit déjà plus si pertinent.

note       Publiée le dimanche 3 avril 2005

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blub › mardi 8 avril 2008 - 01:13  message privé !
Le seul album de l'Artiste (oui avec un grand A!) qui m'ai été donné d'apprécié (faut noter le caractére trés trés différent de ces disques) Un voyage apocalyptique diffusé par ce saxophone hanté mugissant de longues notes de cauchemard, cette batterie tour a tour subtillement envoutante puis follement destructrice, cette guitare a la saturation pervertrice et ces samples toujours pertinent qui viennent renvorcer (si besoin était) le malaise, la convultion, la trance. Un trés grand disque. A conseillé au fan de Zornerie en tout genres et aux amateurs de musique expérimentale aux sens large du terme. La pochette convient parfaitement a ce disque d'une beauté et d'une noirseur abyssale. un gros 5/6.
Note donnée au disque :       
Progmonster › samedi 16 février 2008 - 09:18  message privé !
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dariev stands › mardi 16 octobre 2007 - 19:17  message privé !
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moi aussi, depuis à peu près un mois ;-)
yog sothoth › lundi 15 octobre 2007 - 18:47  message privé !
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je chronique ptetre moins mais au moins j'ai répondu à l'intie des 10 000 ;)
dariev stands › lundi 15 octobre 2007 - 16:20  message privé !
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c'est sur quand on écrit pas, on risque pas de faire des méthaphores pompeuses... pas mal comme tactique remarque !