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Luc Ferrari (1929-2005) › Cellule 75

  • 1998 • Tzadik TZ 7033 • 1 CD

2 titres - 56:00 min

  • 1/ Cellule 75 (31:17)
  • 2/ Place des Abesses (24:31)

enregistrement

"Cellule 75" enregistrée au Mills College Concert Hall, Etats-Unis (année non précisée) ; production William Winant. "Place des Abesses" réalisée au Studio Billig, Paris, France, printemps 1977.

line up

Chris Brown (piano sur "Cellule 75"), Luc Ferrari (1929-2005) (réalistation sonore), William Winant (percussions sur "Cellule 75")

remarques

chronique

Des chiens qui jappent, le vent dans les arbres, quelques oiseaux... Puis un motif de trois notes qui se répètent au piano, quatre, sept. Là-dessus, des percussions viennent s'ajouter : un moteur rythmique démarre, qui rappelle fortement la musique répétitive américaine de l'époque. Sauf que là, tout ne reste pas en place, le train déraille rapidement, et l'on est pris dans un étrange tourbillon : le piano devient fou, les percus s'emballent, et des nappes électro-acoustiques envahissent progressivement l'espace sonore, faisant ensuite place à des sons de trains, usines et machines diverses... car "Cellule 75", pièce composée en 1975 (si, si !), "cadence forcée" pour deux musiciens et bande magnétique, décrit la furie industrielle, l'angoissante omniprésence de la technologie autour de l'homme, qui est susceptible de le broyer. Vers la fin de l'oeuvre, cette fascinante machinerie, qui s'était essoufflée, se remet en marche inéluctablement, puis stoppe péniblement et non sans fracas. "Cellule 75", sans être une oeuvre majeure de Luc Ferrari, nous rappelle que celui-ci, contrairement à d'éminents confrères, s'est essayé à d'autres formes d'expression que la musique purement électro-acoustique, et qu'il a su brillamment articuler un langage instrumental en accord avec les mondes sonores qui l'obsèdent. Seconde partie du disque, "Place des Abesses" (1977) est une pièce moins surprenante, purement électro-acoustique cette-fois-ci, qui juxtapose les ambiances sonores plus qu'elle ne les sculpte ou ne les entremêle, et ne parvient qu'à moitié à restituer cet univers du vieux Paris que le Français a voulu évoquer ; la réalisation sonore, avec quelques passages étonnants cependant (à base de saxophone, orgues et gouttes d'eau), ne parvient pas non plus à atteindre la sensibilité quasi-tactile des "presque rien" et autres travaux "anecdotiques" de Luc Ferrari. A écouter donc en priorité pour "Cellule 75", qui bénéficie en outre de l'excellente prestation de Chris Brown et William Winant.

note       Publiée le samedi 26 mars 2005

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Aiwass › samedi 28 juillet 2007 - 09:47 Envoyez un message privé àAiwass
Merde, l'espace d'un instant j'ai cru qu'il y'avait une compile La Redoute et les 3 suisses chroniquée sur Guts ! °_°
Wotzenknecht › samedi 28 juillet 2007 - 09:31 Envoyez un message privé àWotzenknecht
avatar
"Cellule 75" est un peu long à s'enquiller mais quand on prend le temps, quelle ambiance ! On dirait une version musicale des films de Tati. Quant à "Place des Absesses", peuh...
Note donnée au disque :       
CeluiDuDehors › lundi 29 août 2005 - 19:02 Envoyez un message privé àCeluiDuDehors
Luc FERRARI (1929-2005) RIP!