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Fela Kuti › Upside down

2 titres - 29:20 min

  • 1/ Upside Down (14:44)
  • 2/ Go Slow (14:36)

enregistrement

Nigéria, 1976

line up

Tony Allen (batterie), Lekan Animashaun (saxophone baryton), Henry Koffi (congas), Tunde Williams (trompette), Ukem Stephen (trompette), Clifford Itoje (guitare), Ogene Kologbo (guitare), Leke Benson (guitare), Franco Aboddy (basse), Nicholas Addo (congas), James Abayomi (percussions), Shina Abiodun (congas), Isaac Olaleye (marraccas), Bernadette Oghomienor (choeurs), Tejumade Adebiyi (choeurs), Regina Osuhor (choeurs), Folake Oladejo (choeurs), Folake Oladeinde (choeurs), Bola Balogun (choeurs), Rita Eweka (choeurs), Shade Komolafe (choeurs), Sandra Akanke Isadore (vocals), Fela Kuti (saxophone, claviers)

remarques

Cet album a fait l'objet d'une parution cd chez Barclay en 2001 où il se voit associé à l'album "Music of Many Colours"

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
afro-beat

C'est le bordel... C'est en gros le message de "Upside Down". Bordel dans les têtes, bordel dans l'organisation de la vie sociale au Nigéria, et partout en Afrique d'ailleurs... Tout le contraire, en somme, de la musique de Fela, tellement drillée qu'elle s'apparente à une machine à groove purement inaltérable. Si bien que les changements, quand il y en a, ne s'imposent jamais à nous comme une évidence. Père d'un genre qu'il est alors le seul à pratiquer, le feeling langoureux de l'Afro beat, mais aussi les grands espaces qu'il s'ouvre au gré des thèmes exposés, se transforment bien souvent en autant de prétextes pour régler ses comptes avec l'autorité. "Upside Down" a cela d'étonnant qu'en réalité, Fela ne se fait tout simplement pas entendre sur ce disque. Mis à part, bien sûr, ses ondulations au saxophone et un clavier électrique toujours aussi prenant, il laisse pour cette fois la parole à sa vieille amie, Sandra Akanke Isadore, par l'entremise de laquelle il fût mis en contact avec les Black Panthers lors de son séjour aux États-Unis fin des années soixante. C'est donc elle qui scande ce message protestataire sur la plage titre. Il n'en faut pas plus pour d'emblée avoir l'impression que Fela va se la jouer mécène, comme avant lui James Brown pour Lyn Collins. Mais c'est une fausse impression. Si l'intervention vocale de Sandra est expéditive et ne dure que quelques minutes avant que le morceau arrive à sa conclusion, la reprise de "Go Slow" (à l'origine déjà apparu sur le formidable "Roforofo Fight") persiste dans la voie du tout instrumental puisque seuls les choeurs se manifestent, Fela axant ses interventions aux seuls saxophone et clavier. "Upside Down" n'en est pas impersonnel pour autant, mais il surprend de prime abord, sans que quoi que ce soit de fondamentalement différent vienne altérer notre perception de son univers aux contours bien définis. Comme beaucoup de disques de cette période, une oeuvre louable mais loin d'être essentielle.

note       Publiée le mardi 22 mars 2005

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